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 LA NATURE DE L'ETRE

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MessageSujet: LA NATURE DE L'ETRE   Mer 25 Avr - 13:50

Bonjour à tous,
Je me permets d'ouvrir un nouveau sujet suite à une lecture d'un ouvrage de Léon Denis " Le problème de l'être et de la destinée" que j'ai entamé et que je dévore littéralement. J'expose là certains passages qui m'interpellent tant ils confirment ma pensée avant mon étude spirite.

NATURE DE L'ETRE
Le premier problème qui se pose à la pensée, c'est celui de la pensée elle-même ou plutôt de l'être pensant. C'est là, pour nous tous, un sujet capital, qui domine tous les autres, et dont la solution nous ramène aux sources mêmes de la vie et de l'univers.
Quelle est la nature de notre personnalité ? Celle-ci comporte-t-elle un élément susceptible de survivre à la mort ? A cette question se rattachent toutes les craintes, toutes les espérances de l'humanité.
Le problème de l'être et le problème de l'âme ne font qu'un ; c'est l'âme[2] qui fournit à l'homme son principe de vie et de mouvement. L'âme humaine est une volonté libre et souveraine ; c'est l'unité consciente qui domine tous les attributs, toutes les fonctions, tous les éléments matériels de l'être, comme l'âme divine domine, coordonne et relie toutes les parties de l'univers pour les harmoniser.
L'âme est immortelle, car le néant n'est pas et rien ne peut être anéanti. Aucune individualité ne peut cesser d'être. La dissolution des formes matérielles prouve simplement que l'âme est séparée de l'organisme à l'aide duquel elle communiquait avec le milieu terrestre. Elle n'en poursuit pas moins son évolution dans des conditions nouvelles, sous des formes plus parfaites et sans rien perdre de son identité. Chaque fois qu'elle abandonne son corps terrestre, elle se retrouve dans la vie de l'espace, unie à son corps spirituel, dont elle est inséparable, à cette forme impondérable qu'elle s'est préparée par ses pensées et par ses oeuvres.
Ce corps subtil, ce double fluidique, existe en nous à l'état permanent. Quoique invisible, il sert cependant de moule à notre corps matériel. Celui-ci ne joue pas, dans la destinée de l'être, le rôle le plus important. Le corps visible, le corps physique varie. Formé en vue des nécessités de l'étape terrestre, il est temporaire et périssable ; il se désagrège et se dissout à la mort. Le corps subtil demeure ; préexistant à la naissance, il survit aux décompositions de la tombe et accompagne l'âme dans ses transmigrations. C'est le modèle, le type originel, la véritable forme humaine, sur laquelle viennent s'incorporer, pour un temps, les molécules de la chair, et qui se maintient au milieu de toutes les variations et de tous les courants matériels. Même durant la vie, cette forme subtile peut se détacher du corps charnel dans certaines conditions, agir, apparaître, se manifester à distance, comme nous le verrons plus loin, de façon à prouver, d'une manière irrécusable, son existence indépendante
.

Il y a là des éléments qui me parlent énormément dans ce passage. Lorsque je discutais avant d'étudier la philosophie spirite, et discute encore avec certaines personnes bien matérialistes simplement en posant souvent cette question " Qu'est ce qui à ton avis anime nos sentiments, amour, colère, haine, douleurs morales..." Crois tu que c'est notre organisme matériel qui est capable de sentiments, ou est ce une entité (notre esprit ou âme) qui nous habite et qui s'exprime à travers notre corps matériel? J'ai constaté que bien des fois, je n'ai pas de réponse logique et intelligente. Personnellement cela me parait tellement simple à comprendre.
Je suis heureuse de trouver dans les différents ouvrages que je compulses, la preuve de ce que j'avançais intuitivement sans à l'époque avoir de preuve que ma bonne foi. Wink Une chose cependant que j'ignorai, c'était l'existence de notre périsprit qui enveloppe l'esprit incarné et des-incarné.

L'organisme matériel n'est pas le principe de la vie et des facultés ; il en est, au contraire, la limite. Le cerveau n'est qu'un instrument, à l'aide duquel l'esprit enregistre les sensations ; on pourrait le comparer à un clavier dont chaque touche représenterait un genre spécial de sensations. Lorsque l'instrument est en parfait accord, ces touches, sous l'action de la volonté, rendent le son qui leur est propre, et l'harmonie règne dans nos idées et dans nos actes. Mais si ces mêmes touches se trouvent dérangées, si plusieurs sont détruites, le son rendu sera faux, l'harmonie incomplète : il en résultera un désaccord, malgré les efforts de l'intelligence de l'artiste, qui ne peut plus obtenir de cet instrument défectueux un ensemble de manifestations régulières. Ainsi s'expliquent les maladies mentales, les névroses, l'idiotisme, la perte temporaire de la parole ou de la mémoire, la folie, etc., sans que l'existence de l'âme en soit atteinte pour cela. Dans tous ces cas, l'esprit subsiste, mais ses manifestations sont contrariées et parfois même annihilées par suite d'un manque de corrélation avec son organisme.

Ce qui démontre encore une fois que ce n'ai pas la matière qui réfléchit, l'organisme matériel n'est qu'un poste de radio qui capte et retransmet une émission que l'esprit diffuse.

Si l'homme était contenu tout entier dans le germe physique, on trouverait en lui les seules qualités et les seuls défauts de ses générateurs, dans la même mesure que chez ceux-ci. Au contraire, on voit partout des enfants différer de leurs parents, les dépasser ou leur rester inférieurs. Des frères, des jumeaux, d'une ressemblance frappante au physique, présentent, au mental et au moral, des caractères dissemblables entre eux et avec leurs ascendants.
Les théories de l'atavisme et de l'hérédité sont impuissantes à expliquer les cas célèbres d'enfants artistes ou savants : les musiciens comme Mozart ou Paganini, les calculateurs comme Mondeux et Inaudi, les peintres de dix ans comme Van de Kerkhove et tant d'autres enfants prodiges dont les aptitudes ne se retrouvent pas chez les parents, ou bien ne s'y retrouvent - tels, par exemple, les ascendants de Mozart - qu'à un degré très inférieur.
Les propriétés de la substance matérielle transmise par les parents se manifestent chez l'enfant par la ressemblance physique et les maux constitutionnels. Mais la ressemblance ne persiste guère que pendant la première période de la vie. Dès que le caractère se dessine, aussitôt que l'enfant devient homme, on voit les traits se modifier peu à peu ; en même temps les tendances héréditaires s'amoindrissent et font place à d'autres éléments constituant une personnalité différente, un moi parfois très distinct dans ses goûts, ses qualités, ses passions, de tout ce que l'on rencontre chez les ascendants. Ce n'est donc pas l'organisme matériel qui fait la personnalité, mais bien l'homme intérieur, l'être psychique. A mesure que celui-ci se développe et s'affirme par son action propre dans l'existence, on voit l'héritage physique et mental des parents s'affaiblir peu à peu, et souvent, s'évanouir.


Ceci me confirme également le pourquoi de tant de différences entre les êtres d'une même fratrie ou par rapport à leur parents. J'ai pu le constaté personnellement concernant ma fille qui bien qu'elle me ressemble beaucoup physiquement et au début de sa vie également moralement dans ses attitudes, son comportement, à présent qu'elle est une femme d'une trentaine d'années, est à présent très différente de moi en caractère, en réflexion etc... Tout ceci me prouve encore une fois de plus de la réalité d'un esprit incarné avec sa personnalité propre et bien distincte.

Je poursuis ma lecture et ne manquerai pas de soulever d'autres points qui me parlent particulièrement flower
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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Jeu 26 Avr - 16:04

Je poursuis ma lecture et se faisant, il est ce paragraphe qui à titillé mon esprit dans le chapitre concernant la mort:

De même que chacune de nos existences a son terme et doit s'évanouir pour faire place à une autre vie, de même chacun des mondes semés dans l'univers doit mourir pour faire place à d'autres mondes plus parfaits.
Un jour viendra où la vie humaine s'éteindra sur le globe refroidi. La Terre, vaste nécropole, roulera, morne, dans l'étendue silencieuse. Des ruines imposantes s'élèveront où auront été Rome, Paris, Constantinople, cadavres de capitales, derniers vestiges de races éteintes, gigantesques livres de pierre que nul oeil de chair ne lira plus. Mais l'humanité n'aura disparu de la terre qu'afin de poursuivre, sur des sphères mieux douées, d'autres étapes de son ascension. La vague du progrès aura poussé toutes les âmes terrestres vers des planètes mieux aménagées pour la vie. Il est probable que des civilisations prodigieuses fleuriront alors sur Saturne et sur Jupiter ; des humanités renaissantes s'y épanouiront dans une gloire incomparable. Là est la place future des humains, leur nouveau champ d'action, les lieux bénis où il leur sera donné d'aimer encore et de travailler à leur perfectionnement.
Au milieu de leurs travaux, le triste souvenir de la terre viendra peut-être hanter encore ces esprits ; mais, des hauteurs atteintes, la mémoire des douleurs subies, des épreuves endurées, ne sera plus qu'un stimulant pour s'élever plus haut.
En vain l'évocation du passé fera-t-elle surgir à leurs yeux les spectres de chair, les tristes dépouilles couchées dans les sépultures terrestres, la voix de la sagesse leur dira :
Qu'importent les ombres évanouies ! Rien ne périt. Tout être se transforme, s'éclaire, monte les degrés qui conduisent de sphère en sphère, de soleil en soleil, jusqu'à Dieu. Esprit impérissable, souviens-toi de ceci : Il n'y a pas de mort !»


D’après ce que je peux comprendre, l'humanité portée par la planète terre disparaîtra pour renaître en des lieux plus évolués. Ce qui veut dire que la terre deviendra un lieu stérile ou la vie ne pourra plus éclore. Donc la question que je me pose est: "jusqu'à quel niveau d'évolution va t'on aller sur terre avant qu'elle ne devienne qu'un lieu de désolation inhabitable".....Vaste question.

Ce chapitre expliquant ce qu'est la mort est particulièrement émouvant et porteur d'espoir. Il est dommage que trop peu de personnes soient conscientes de cet état de fait et redoute au plus au point le moment du passage vers l'au delà. Il est cependant une chose qui m'a profondément émue c'est celui de l'état des suicidés et de leur renaissance future, car je ne peux m’empêcher de penser à un de mes proches parti ainsi et entrevois par ceci les futurs tourments qu'ils rencontrera de nouveau. Ces obstacles qu'il n'a pas eu la force de surmonter se représenteront de nouveau à lui.

Ce livre est tout simplement magnifique, il complète ce que j'ai lu dans certains ouvrages de A K et m'apprends de nouvelles choses, d'autres détails importants, avec les multiples témoignages qu'on y trouve en complément, c'est un ouvrage à lire absolument. flower



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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Jeu 26 Avr - 17:43

Heureuse de voir que ce livre te touche ainsi Chénao. J'aime beaucoup aussi Léon Denis qui vient parfaire de son ton à lui tout ce que nous dit Allan Kardec.

C'est vrai que quant on pense à la totalité de la vie expérimentée sur la planète Terre cela parait tellement immense, voir de toute éternité, vu que tout se crée et tout se transforme. En fait, rien ne meurt dans le fond, ce ne sera qu'une autre époque que l'on peut dire stérile de la vie incarnée, mais peut être pas dénuée d'êtres désincarnés. Comme d'autres planètes qui nous semblent stériles et sans vie n'en sont pourtant pas moins dotées d'Esprits.

Merci Chénoa de nous faire participer à ta lecture et à tes réflexions.

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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Jeu 26 Avr - 22:43

Bonsoir Chenoa,

Ta question :

Citation :
"jusqu'à quel niveau d'évolution va t'on aller sur terre avant qu'elle ne devienne qu'un lieu de désolation inhabitable".....Vaste question."

Il est écrit dans le Livre des esprits qu'Adam ne fut pas le premier homme sur terre. Il serait apparu 4000 ans avant JC . Combien de grandes civilisations ont disparues de la planète avant Adam ? Et pourtant, leurs vestiges sont là sous nos yeux nous les rappelant sans cesse. je pense que ce déclin des peuples s'est fait graduellement. Donc, la terre vivra encore et après d'autres civilisations nouvelles.

extrait du livre des esprits :

"L’homme, dont la tradition s’est conservée sous le nom d’Adam, fut un de ceux qui survécurent, dans une contrée, après quelques-uns des grands cataclysmes qui ont à diverses époques bouleversé la surface du globe, et il est devenu la souche d’une des races qui le peuplent aujourd’hui."

Mon avis ; il coulera encore beaucoup d'eau sous les ponts avant que la terre ne devienne une terre stérile et silencieuse, bien que l'on ne soit pas à l'abri d'un grand cataclysme qui bouleversera la surface du globe.

Et puis, une consolante oui, notre âme ira se réincarner dans des mondes meilleurs car d'ici là, les nouveaux spirites de cette planète et ceux qui suivent le chemin du bien auront le temps de s'élever spirituellement, dans cette vie et les suivantes, pour pouvoir y accéder. Alors que ceux qui auront stagnés iront dans des mondes similaires à la terre pour reprendre leur destin là où ils l'auront laissé, sans oublier que nous prendrons l'apparence physique des êtres qui habitent ces mondes.

Donc : ce n'est pas demain la veille !

Gardons l'espoir !

Si Dieu le veut !

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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Ven 27 Avr - 15:01

Merci les amis de participer à mes réflexions concernant cette lecture. Tu as raison Mag, ce livre me touche et me parle bien, j'y trouve beaucoup de réponses et confirmations. Il me semble très complet même si je n'en suis qu'à la moitié.

Pour notre planète terre, en effet elle sera certainement lorsque les vies incarnées ne seront plus, habitées par des êtres non matériels.

Planète a écrit:
Et puis, une consolante oui, notre âme ira se réincarner dans des mondes meilleurs car d'ici là, les nouveaux spirites de cette planète et ceux qui suivent le chemin du bien auront le temps de s'élever spirituellement, dans cette vie et les suivantes, pour pouvoir y accéder. Alors que ceux qui auront stagnés iront dans des mondes similaires à la terre pour reprendre leur destin là où ils l'auront laissé, sans oublier que nous prendrons l'apparence physique des êtres qui habitent ces mondes.
Tu as tout à fait raison et cela rejoint ce qui est dit là dans ce passage sur les ré-incarnations:

Certaines écoles spiritualistes combattent le principe des vies successives et enseignent que l'évolution de l'âme après la mort se poursuit uniquement dans le monde invisible. D'autres, tout en admettant la réincarnation, croient que celle-ci s'effectue sur des sphères plus élevées ; le retour sur la terre ne leur paraît pas être une nécessité.
Aux partisans de ces théories, nous rappellerons que l'incarnation sur la terre a un but, et ce but, c'est le perfectionnement de l'être humain. Or, étant donnée la variété infinie des conditions de l'existence terrestre, soit dans sa durée, soit dans ses résultats, il est impossible d'admettre que tous les hommes puissent atteindre un même degré de perfection dans une seule vie. De là, l'obligation de retours successifs, permettant d'acquérir les qualités requises pour pénétrer sur des mondes plus avancés.
Le présent ne s'explique que par le passé. Il a fallu toute une série de renaissances terrestres pour gagner le point où l'homme est actuellement parvenu, et il n'est guère admissible que ce point d'évolution soit définitif pour notre sphère. Tous ses habitants ne sont pas en état de transmigrer après la mort vers des sociétés plus parfaites. Tout, au contraire, indique l'imperfection de leur nature et la nécessité de nouveaux travaux, de nouvelles épreuves, pour parfaire leur éducation et leur permettre d'accéder à un degré supérieur de l'échelle des êtres.
Partout la nature procède avec sagesse, méthode et lenteur. Il lui a fallu des siècles nombreux pour façonner la forme humaine. La civilisation n'a pris naissance qu'après de longues périodes de barbarie. L'évolution physique et mentale, le progrès moral, sont régis par des lois identiques. Nous ne saurions y satisfaire en une seule existence. Et pourquoi aller chercher bien loin, sur d'autres mondes, les éléments de nouveaux progrès, alors que nous les trouvons partout autour de nous ? Depuis la sauvagerie jusqu'à la civilisation la plus raffinée, notre planète n'offre-t-elle pas un vaste champ au développement de l'esprit ? Les contrastes, les oppositions qu'y présentent, sous toutes leurs formes, le bien et le mal, le savoir et l'ignorance, sont autant d'exemples et d'enseignements, autant de causes d'émulation.
Il n'est pas plus extraordinaire de renaître que de naître. L'âme revient dans la chair pour y subir les lois de la nécessité. Les besoins, les luttes de la vie matérielle sont autant de stimulants qui l'obligent au travail, accroissent son énergie, trempent son caractère. De tels résultats ne pourraient être obtenus dans la vie libre de l'espace, par des Esprits jeunes, dont la volonté est chancelante. Pour avancer, il leur faut le fouet de la nécessité et les nombreuses incarnations au cours desquelles leur âme va se concentrer, se replier sur elle-même, acquérir le ressort, l'élan indispensable pour décrire plus tard son immense trajectoire dans le ciel.
Le but de ces incarnations est donc, en quelque sorte, la révélation de l'âme à elle-même, ou plutôt sa propre mise en valeur par le développement constant de ses forces, de sa connaissance, de sa conscience, de sa volonté. L'âme inférieure et nouvelle ne peut devenir consciente d'elle-même qu'à la condition d'être séparée des autres âmes, enfermée dans un corps matériel. Elle constituera ainsi un être distinct dont la personnalité va s'affirmer, l'expérience grandir, la progression s'accentuer en raison même de ses efforts pour triompher des difficultés et des obstacles que la vie terrestre multiplie sous ses pas.
Les existences planétaires nous mettent en rapport avec tout un ordre de choses qui constituent le plan initial, la base de notre évolution infinie ; elles se trouvent en parfaite harmonie avec notre degré d'évolution. Mais cet ordre de choses et la série des vies qui s'y rattachent, si nombreuses soient-elles, ne représentent qu'une fraction infime de l'existence sidérale, un instant dans la durée illimitée de nos destins.
Le passage des âmes terrestres sur d'autres mondes s'effectue sous l'empire de certaines lois. Les globes peuplant l'étendue diffèrent entre eux de nature et de densité. Les enveloppes fluidiques des âmes ne peuvent s'adapter à ces milieux nouveaux que dans des conditions spéciales d'épuration. Il est impossible aux esprits inférieurs, dans leur vie erratique, de pénétrer sur les mondes élevés et d'en décrire les beautés à nos médiums. La même difficulté se retrouve, plus grande encore, lorsqu'il s'agit de la réincarnation sur ces mondes. Les sociétés qui les habitent, par leur état de supériorité, sont inaccessibles à l'immense majorité des esprits terrestres, encore trop grossiers, insuffisamment évolués. Les sens psychiques de ces derniers, trop peu affinés, ne leur permettraient pas de vivre de la vie subtile qui règne sur ces sphères lointaines. Ils s'y trouveraient comme des aveugles dans la lumière ou des sourds dans un concert. L'attraction qui enchaîne leurs corps fluidiques à la planète ne lie pas moins leur pensée et leur conscience aux choses inférieures. Leurs désirs, leurs appétits, leurs haines, l'amour même les ramènent ici-bas et les attachent à l'objet de leur passion.
Il faut apprendre d'abord à dénouer les liens qui nous rivent à la terre, pour prendre ensuite notre essor vers des mondes plus avancés. Arracher les âmes terrestres à leur milieu avant le terme de l'évolution spéciale à ce milieu, les faire transmigrer sur des sphères supérieures avant la réalisation des progrès nécessaires, serait manquer de logique et de mesure. La nature ne procède pas ainsi. Son oeuvre se déroule, majestueuse, harmonique dans toutes ses phases. Les êtres que ses lois dirigent dans leur ascension ne quittent leur champ d'action qu'après avoir acquis les vertus et les puissances susceptibles de leur ouvrir l'accès d'un domaine plus élevé de la vie universelle.


Ce passage complète les réponses que je me posais sur le post concernant l'évolution et la médiumnité dans notre parcourt ou j'abordais les cycles de ré-incarnations autres que sur terre.
La vie incarnée sur terre s'éteindra peut être que lorsque les derniers esprits qui y habitent auront l'évolution nécessaire pour continuer dans des mondes plus éthérés... Et qui dit qu'une autre forme d'entité ne peuplera pas la terre même à l'état de désolation à nos yeux, suite aux espèces actuelles.... (Je tiens à dire ici que je n’émets que des hypothèses dues à mes réflexions personnelles). Very Happy
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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Sam 12 Mai - 18:12

La douleur

La douleur ne frappe donc pas seulement les coupables. Sur notre monde, l'honnête homme souffre autant que le méchant. Et cela s'explique. D'abord, l'âme vertueuse étant plus évoluée, est plus sensible. De plus, elle aime souvent et recherche la douleur, en connaissant tout le prix.
Il en est encore, parmi ces âmes, qui ne viennent pas pour autre chose, ici-bas, que pour donner à tous l'exemple de la grandeur dans la souffrance. Ce sont des missionnaires, elles aussi, et leur mission n'est pas moins belle et touchante que celle des grands révélateurs. On les rencontre dans tous les temps et elles occupent tous les plans de la vie. Elles sont debout sur les sommets resplendissants de l'Histoire et on les retrouve, humbles et cachées, parmi les foules.
Nous admirons le Christ, Socrate, Antigone, Jeanne d'Arc ; mais combien de victimes obscures du devoir ou de l'amour tombent chaque jour, sur lesquelles se font le silence et l'oubli. Leurs exemples ne sont pourtant pas perdus : ils illuminent toute la vie des quelques hommes qui en sont témoins.
Pour être pleine et féconde, il n'est pas indispensable qu'une vie soit parsemée de ces grands actes de sacrifice ni couronnée par une mort qui la sacre aux yeux de tous. Telle existence morne et triste, en apparence, incolore et effacée, n'est au fond qu'un effort continuel, une lutte de tous les instants contre le malheur et la souffrance. Nous ne sommes pas juges de tout ce qui se passe dans le secret des âmes ; beaucoup, par pudeur, cachent des plaies douloureuses, des maux cruels, qui les rendraient aussi intéressantes à nos yeux que les martyrs les plus célèbres. Par le combat incessant qu'elles poursuivent contre la destinée, elles sont grandes et héroïques aussi, ces âmes ! Leurs triomphes restent ignorés, mais tous les trésors d'énergie, de passion généreuse, de patience ou d'amour qu'elles ont accumulés dans cet effort de chaque jour leur constitueront un capital de force, de beauté morale, qui peut les rendre, dans l'Au-delà, les égales des plus nobles figures de l'Histoire.
Dans l'atelier auguste où se forgent les âmes, le génie et la gloire ne suffisent pas à les faire vraiment belles. Toujours, pour leur donner le dernier trait sublime, il a fallu la douleur. Si certaines existences obscures sont devenues aussi saintes et aussi sacrées que des dévouements célèbres, c'est que chez elles la souffrance fut continue. Ce n'est pas seulement une fois, dans telle circonstance ou à l'heure de la mort, que la douleur les a élevées au-dessus d'elles-mêmes et proposées à l'admiration des siècles ; c'est parce que toute leur vie fut une immolation constante.
Et cette oeuvre d'épuration lente, ce long défilé des heures douloureuses, cet affinage mystérieux des êtres qui se préparent ainsi aux ultimes ascensions, force l'admiration des Esprits eux-mêmes. C'est ce spectacle touchant qui leur inspire la volonté de renaître parmi nous, afin de souffrir et de mourir encore pour tout ce qui est grand, pour tout ce qu'ils aiment, et, par ce nouveau sacrifice, rendre plus vif leur propre éclat.

Citation :
Nous admirons le Christ, Socrate, Antigone, Jeanne d'Arc ; mais combien de victimes obscures du devoir ou de l'amour tombent chaque jour, sur lesquelles se font le silence et l'oubli. Leurs exemples ne sont pourtant pas perdus : ils illuminent toute la vie des quelques hommes qui en sont témoins.
Oui combien de personnes simples et modestes souffrent, se comportent en héros dans l'ombre, cachés à la vue de la célébrité et ont choisi cet état dans le but de progresser plus vite. Je suis certaines qu'il y en a plus qu'on ne pense. Tous les êtres ne souffrent pas uniquement pour expier des fautes antérieurs, c'est là la réflexion que me fait avoir ce passage.

Le premier mouvement de l'homme malheureux est de se révolter sous les coups du sort. Mais, plus tard, quand l'esprit a gravi les pentes et qu'il contemple l'âpre chemin parcouru, le défilé mouvant de ses existences, c'est avec un attendrissement joyeux qu'il se souvient des épreuves, des tribulations à l'aide desquelles il a pu gagner le faîte.
Si, aux heures d'épreuves, nous savions observer le travail intérieur, l'action mystérieuse de la douleur en nous, en notre moi, en notre conscience, nous comprendrions mieux son oeuvre sublime d'éducation et de perfectionnement. Nous verrions qu'elle frappe toujours à l'endroit sensible. La main qui dirige le ciseau est celle d'un artiste incomparable ; elle ne se lasse pas d'agir jusqu'à ce que les angles de notre caractère soient arrondis, polis, usés. Pour cela, elle reviendra à la charge aussi longtemps qu'il sera nécessaire. Et sous les coups de marteau répétés, il faudra bien que la morgue, la personnalité excessive tombent chez celui-ci ; il faudra que la mollesse, l'apathie, l'indifférence disparaissent chez tel autre ; la dureté, la colère, la fureur chez un troisième. Pour tous, elle aura des procédés différents, variés à l'infini suivant les individus, mais chez tous, elle agira avec efficacité, de façon à faire naître ou à développer la sensibilité la délicatesse, la bonté, la tendresse, à faire sortir des déchirements et des larmes quelque qualité inconnue qui dormait silencieuse au fond de l'être, ou bien telle noblesse nouvelle, parure de l'âme, acquise pour jamais.
Et plus celle-ci monte, grandit, se fait belle, plus la douleur se spiritualise et devient subtile. Aux méchants il faut des épreuves nombreuses, comme sur l'arbre il faut beaucoup de fleurs pour produire quelques fruits. Mais plus l'être humain se perfectionne, plus les fruits de la douleur deviennent admirables en lui. Aux âmes frustes, mal dégrossies, incombent les souffrances physiques, les douleurs violentes ; aux égoïstes, aux avares écherront les pertes de fortune, les noires inquiétudes, les tourments de l'esprit. Puis aux êtres délicats, aux mères, aux amantes, aux épouses, les tortures cachées, les blessures du coeur. Aux nobles penseurs, aux inspirés, la douleur subtile et profonde qui fait jaillir le cri sublime, l'éclair du génie !
Oui, derrière la douleur, il y a quelqu'un d'invisible qui conduit son action et la règle suivant les besoins de chacun, avec un art, une sagesse infinis, travaillant ainsi à augmenter notre beauté intérieure, jamais achevée, toujours poursuivie, de lumière en lumière, de vertu en vertu, jusqu'à ce que nous soyons devenus des esprits célestes.
Si étonnant que cela puisse paraître à première vue, la douleur n'est qu'un moyen de la Puissance infinie pour nous attirer à elle et, en même temps, nous faire accéder plus rapidement au bonheur spirituel, le seul durable. C'est donc bien par amour pour nous que Dieu nous envoie la souffrance. Il nous frappe, il nous corrige comme la mère corrige son enfant pour le redresser et le rendre meilleur. Il travaille sans cesse à assouplir, à purifier, à embellir nos âmes, parce qu'elles ne peuvent être vraiment et complètement heureuses que dans la mesure de leurs perfections.
Et pour cela, sur cette terre d'apprentissage, Dieu a mis, à côté de joies rares et fugitives, des douleurs fréquentes et prolongées, afin de nous faire sentir que notre monde est un lieu de passage et non un but. Jouissances et souffrances, plaisirs et douleurs, Dieu a réparti ces choses dans l'existence comme un grand artiste qui, sur sa toile, a uni les ombres et les clartés pour produire un chef-d'oeuvre.


Citation :
Si étonnant que cela puisse paraître à première vue, la douleur n'est qu'un moyen de la Puissance infinie pour nous attirer à elle et, en même temps, nous faire accéder plus rapidement au bonheur spirituel, le seul durable. C'est donc bien par amour pour nous que Dieu nous envoie la souffrance. Il nous frappe, il nous corrige comme la mère corrige son enfant pour le redresser et le
rendre meilleur.

Néanmoins ce passage là, me choque un peu dans son approche car il fait un peu penser au père fouettard qui est craint plus qu'autre chose. Hors Ce n'est pas Dieu qui nous punis, mais notre comportement qui provoque des répercussions plus ou moins fâcheuses selon leur nature. On retrouve dans d'autres existences les effets de nos mauvais agissements antérieurs
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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Dim 13 Mai - 12:05

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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Dim 13 Mai - 12:21

Très beau témoignage en effet Sabdan. Merci du lien qui bien que n'étant pas inscrite su face book, me permet de l'avoir lu.

Ce livre que je compulse actuellement est vraiment très intéressant et prenant et je suis heureuse de partager certaines réflexions ici et de voir qu'elles trouvent écho. Wink
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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Lun 14 Mai - 19:34

Merci encore Chénoa de nous faire participer à ta lecture. C'est aussi et surtout pour cela que j'ai voulu ce forum, afin qu'il puisse avoir sa part d'utilité pour l'étude pour la Connaissance et compréhension du spiritisme, cela aux travers d'ouvrages reconnus en ce domaine.

Je note bien des choses dont il serait bien de revenir dessus, afin d''y réfléchir ensemble.

Dans ton message du 27 Avril, à lire, il y a entre autre cette phrase : "il est impossible d'admettre que tous les hommes puissent atteindre un même degré de perfection dans une seule vie. De là, l'obligation de retours successifs, permettant d'acquérir les qualités requises pour pénétrer sur des mondes plus avancés." Ces simples petites phrases renferment en elles une grande compréhension, qui est celle souvent et effectivement souvent marquée d'une certaine dualité entre plusieurs mouvements spiritualistes. Mais comment, avec un peu de raisonnement pourrait-on imaginer arriver en une seule vie et pour tous les êtres humains arriver à tel ou tel niveau d'évolution, sachant que cette même évolution est tant variable selon telle ou telle personne. Il serait insensé, voir même bien injuste de s'imaginer que seulement en une vie incarnée nous atteindrions un point évolutif et cela sans pouvoir en changer, ou sans pouvoir s'en améliorer. Ou alors, en une seule vie, nous serions tous au même point évolutif ?! La seule explication possible est dans la réalité vécue par chacune de nos vies successives et pour lesquelles chacune apportent une part de compréhension. Il parait donc utile d'avoir plusieurs vies, cela pour la raison toute simple qu'il est impossible en une vie de pouvoir comprendre tout ce qu'il nous ait permis de comprendre. Compréhension que : "Nous ne saurions y satisfaire en une seule existence". Voilà qui est clair.

Sur ton message posté le 12 Mai, tu soulignes ceci ; "Nous admirons le Christ, Socrate, Antigone, Jeanne d'Arc ; mais combien de victimes obscures du devoir ou de l'amour tombent chaque jour, sur lesquelles se font le silence et l'oubli. Leurs exemples ne sont pourtant pas perdus : ils illuminent toute la vie des quelques hommes qui en sont témoins. "Cela nous met l'accent sur un point important ; il a beaucoup de travailleur spirituels, de travailleurs d'Amour et instructeurs inspirés qui oeuvrent bien souvent dans l'anonymat d'un "sans nom". Point besoin de se couvrir de noms pompeux pour croire en telles ou telles pensées, l'important étant avant tout la pensée elle même. "Leurs exemples ne sont pas perdus"... peut être aussi, avez vous dans votre entourage un tel qui oeuvre pour le bien, un tel pour le mieux, un autre pour la conscience véritable. Ce sont ceux là, les tous petits qui ne se couvrent pas de la couverture de l'orgueil, se sont eux, que l'on ne vois pas suffisamment qui sont les artisans d'un avenir plus lumineux. Voyons les, entendons les.

Je reviendrais sur d'autres points qui me sonnent importants

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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Mar 15 Mai - 15:48

Merci Mag de me faire part de ta réflexion concernant le sujet posté ici. Je viens de terminer le livre et je suis heureuse d'avoir pu y trouver réponses à certaines questions que je voulais éclaircir encore. Notamment les questions sur la douleur, la souffrance et ses différentes raisons. Nous portons le poids de nos actions mauvaises et nous avons le crédit de celles qui sont bonnes. Même si l'âme se débarrasse petit à petit de ses impuretés, elle recherche au fil de son avancé toujours un moyen de progresser plus vite. Elle désire aussi souffrir pour la bonne cause afin de pouvoir aider les autres même si ce n'est pas l'effet de mauvaises actions passées car plus l'âme s'élève vers le bien, moins sont pénibles les souffrances à endurer normalement. Pourtant lorsqu'on regarde des âmes nobles comme certains de nos martyrs, de nos missionnaires connus ou inconnus, on peut se rendre compte qu'il ne s'agit plus d'expiation mais de choix fait dans un but de guidance en sacrifiant pour le bien d'autrui sa personne.

Tu as raison Mag, combien de personnes oeuvrent en souffrant pour les autres dans un total anonymat, ce qui les rend encore plus méritantes, et au moment ou ces esprits retourneront chez eux, ils connaîtront le bonheur dans leur vie spirituelle.

Pour ce qui concerne nos multiples incarnations, c'est en effet pour moi logique car on ne peut d'un esprit créé simple et ignorant, devenir en une seule vie, un esprit éclairé. On ne pourrait comprendre pourquoi certains ont tout des le début et d'autres rien. Pourquoi certains sont bons et d'autres cruels. C'est par nos diverses existences que nous connaissons divers états, que notre esprit se parfait et progresse et que si on a connu dans une vie le bonheur, la santé, la célébrité, dans une autre suivant nos agissements on pourra connaitre la misère, la maladie etc... C'est une notion parfaitement assimilée pour ma part.
Cela donne envie d'aller toujours plus de l'avant dans une bonne morale, en essayant de se comporter au mieux. flower
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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   Mar 15 Mai - 22:58

Merçi pour ton lien Sab.... génial!!
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MessageSujet: Re: LA NATURE DE L'ETRE   

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