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 Ecole de Boudhisme

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Marie-Morgane
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MessageSujet: Ecole de Boudhisme   Dim 13 Mar - 22:07

Bonsoir tout le monde,

J'aimerai étudier le boudhisme dans une structure comme le cathé. C'est juste pour comprendre le monde, je ne veux pas devenir none.
J'ai fait des recherches sur le net mais j'ai peur de tomber sur des pseudo écoles.
Il y a t-il quelqu'un parmis vous qui étudi le boudhisme sur Paris ?

Bonne semaine à tous

Marie-Morgane
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Dim 13 Mar - 22:32

Bonjour Marie Morgane,

en Belgique, il y a 4 centres bouddhistes. Je suis déjà allée à plusieurs reprises au centre de Huy et je dois dire qu'ils sont sérieux.

http://www.institut-tibetain.org/cms/index.php?page=universite-du-bouddhisme

j'imagine que si tu les contactes par mail, ils te donneront des adresses sérieuses en France, à moins que tu ne désires passer quelques jours en Belgique ?

Amitiés
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Marie-Morgane
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Lun 14 Mar - 19:18

Bonjour,

Merci pour l'info.

@+
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MAG (admin)
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Sam 2 Avr - 15:55

La philosophie bouddhique, même si elle ce rapproche sut quelques points de celle spirite, elles n'ont pourtant pas les mêmes compréhensions. Elle est aussi une philosophie assez dure et exigeante, qui demande un démantèlement complet de ce que nous avons appris afin d'être totalement responsables de nos actions. C'est une philosophie humaine avant tout. Point de Dieu a prier, mais une analyse de chaque instant de notre personne et de notre environnement.

Un point de désaccord, par exemple, est sur le sujet des réincarnations. Pour le bouddhisme, il y a une notion de karma, de peines "à payer", qui est une notion punitive ou de purification par la peine. Il faut accepter de souffrir, de vivre la souffrance en conclusion de ces erreurs de ces vie passées pour devenir meilleurs. Pour la doctrine spirite, il n'y a pas cette notion de karma à proprement parler et pas de lois punitives non-plus. Dieu n'est pas un père fouettard qui punis ces enfants récalcitrant. L'étude spiritisme nous exprime que selon une loi qui est naturelle, nous subissons le juste effet de nos imperfections. La terre étant une planète de moindre évolution (pour cela, point besoin de donner mille détails sur toutes les atrocités commises ici bas), nous, les êtres qui l'habitons et qui ne vivons pas dans l'équilibre de l'amour, créons nous-mêmes les énergies contraire à l'harmonie et donc nous créons nous-mêmes nos propres peines. La réincarnation lorsqu'elle est consciente ne doit rien à une fatalité. Cela n'est donc pas une punition qui serait donner par Dieu, c'est la juste réponse de nos propres imperfections de part justement l'imperfection qui habite cette planète et ces habitants. Cela encore, n'ai pas une notion punitive mais une notion qu'équilibre dans ce que l'on donne et ce que l'on reçoit. Si nous vivions dans plus d'amour et de partage de cet amour, nous influerons directement sur l'amélioration des peines de ce monde et quelles soient personnelles ou plus générales.

La notion d'un Dieu souverain et unique leur est inexistante. Pour elle, il n'y a que les lois de la nature et humaine, ce qui a sa part de vérité. Mais le bouddhisme n'est donc pas attaché au concept d'un Dieu créateur, d'une force organisatrice de l'univers. Notre raison intime ne peut accepter un tel raisonnement...

_________________
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Sam 2 Avr - 16:53

Oui Mag, tout à fait d'accord avec toi ...

Etudier le bouddhisme peut être un chemin pour apprendre à être plus zen, en paix avec soi-même, pour apprendre à méditer ... mais il ne faut pas tout prendre bien sûr ... le bouddhisme est une philosophie Smile

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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Dim 3 Avr - 20:24

Bonjour Marie-Morgane,

Je suis nouvelle sur ce forum et je n'ai pas encore eu l'occasion d'échanger avec toi.
J'ai pu lire tes posts et je dois dire que tu me fais énormément penser à moi il y a quinze ans.

Comme toi, je me suis "lancée" sur le chemin du "chercheur spirituel".
J'ai alors beaucoup lu.
Le bouddhisme est une philosophie très intéressante et me captive depuis de nombreuses années.
Pour l'aborder, je te conseille de lire des ouvrages "grand public" qui expliquent les bases à nous, pauvres occidentaux. Car la plus grande difficulté que j'ai rencontrée, c'est d'être confrontée à une spiritualité destinée à l'origine à une autre culture avec des concepts, des termes... auxquels nous ne sommes pas habitués.

Voici ce que je te conseille:
- "La force du Bouddhisme" ou Mieux vivre dans le monde d'aujourd'hui par S.S. le Dalaï-Lama et Jean-Claude Carrière qui explique très bien les grands principes.
- "Comment pratiquer le bouddhisme" par S.S. le Dalaï-Lama et Jeffrey Hopkins pour l'application du bouddhisme dans nos vies.

Ce sont des livres faciles à lire, en format pocket donc pas chers.

Si tu accroches, je te conseilles d'acquérir un livre plus imposant mais qui reste sur ma table de nuit avec ceux d'Allan Kardec : "Le livre tibétain de la vie et de la mort" par Sogyal Rinpoché qui fait un pont entre
la sagesse bouddhiste et la mort, la vie après la mort...

A mon avis, indispensable pour toute quête spirituelle.

Bonne lecture.
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Marie-Morgane
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Sam 16 Avr - 23:14

Bonsoir,

Merci pour vos messages.

Je m'intéresse au boudhisme pas par hasard. Ma prof de philo m'a conseillé de nombreuse fois de lire des bouquins pour m'appaiser. D'ailleurs, je continu mes lectures philosophiques. J'ai lu quelque part que la spiritualité était "importante" dans la vie de l'homme.

Bonne nouvelle, j'ai commencé le pavé de Kaderec. J'avais peur d'une indigestion dû à des termes trop compliqués mais non. C'est clair et je m'y retrouve.

Connaissez vous des livres sur les rêves prémonitoires ? J'ai lu sur la toile qu'une certaine Christine Hardy écrivait de bon livres.

Grâce à la communauté de ce forum, je m'appaise de jour en jour. Merci pour vos précieux conseils.


Je vous embrasse
Marie-Morgane
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Bhikkhus



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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Lun 20 Mai - 17:44

Bonjour aux différents membres et à l’administratrice. Very Happy Je suis tombé un peu par hasard sur le forum en tapant par erreur sur Goggle deux mots clés ensemble : bouddhisme & spiritisme. Juste histoire de me présenter en deux mots, je travail avec assiduité depuis plusieurs années sur les nombreux rapprochements (généralement bien méconnus) entre la profonde doctrine spirite d’Allan Kardec et celle du Bouddha (spécifiquement dans son évolution tibétaine). C’est pourquoi, relativement concerné par ce sujet, j’ai pris plaisir à ouvrir les quelques topics axé sur des discussions à caractères bouddhiques, or je me suis rendu compte (notamment dans un topic particulier), que la dimensions des propos échangés demeure dans une vue assez restreinte et simpliste. Bien sûr, j’ai pleinement conscience que le forum est principalement axé autour de la doctrine spirite, néanmoins je pense que mes modestes précisions pourront toujours s’avérer utiles pour une meilleur compréhension de certaines notions qui nous sont généralement étrangères. Voici le post en question : Ecole de Boudhisme - Sam 2 Avr - 13:55 de MAG (admin) Je cite les passages en question : « La philosophie bouddhique, même si elle ce rapproche sur quelques points de celle spirite […] philosophie assez dure et exigeante, qui demande un démantèlement complet de ce que nous avons appris […] Point de Dieu a prier, mais une analyse de chaque instant de notre personne […] il y a une notion de karma, de peines "à payer", qui est une notion punitive ou de purification par la peine. […] La notion d'un Dieu souverain et unique leur est inexistante. […] Notre raison intime ne peut accepter un tel raisonnement... ». Voici à présent mes modestes observations : Question Le bouddhisme ? : En Occident, nous nommons traditionnellement par le terme général de « bouddhisme » la doctrine de l’enseignement du Bouddha historique. Apparu en Inde au alentour du Vème siècle avant J-C, de nombreuses erreurs d’opinions ont cours en Europe concernant la doctrine de l’illumination et sont principalement dues à une connaissance très insuffisante d’un sujet particulièrement vaste (allant bien au-delà de la seule dénomination courante de bouddhisme). Question Philosophie dure et exigeante ? : On se demande souvent si le bouddhisme est une religion ou une philosophie ? En fait, peu importe comment on l’appelle ou ce qu’il est. Retenons juste qu’à l’instar du spiritisme, le bouddhisme nous incite à nous efforcer d’acquérir le perfectionnement, la connaissance, mais en même temps, il nous donne à entendre que la connaissance que nous atteindrons sera toujours relative et susceptible d’être franchie, d’être laissée en arrière, dans une marche vers une connaissance s’appliquant à un champ plus étendu. Le bouddhisme reste donc ce qu’il est, qu’elle que soit l’étiquette qu’on lui attache. L’étiquette important bien peu. Chaque spirit sait parfaitement cela. Question Point de Dieu a prier ? : Effectivement pas de concept de dieu unique, mais néanmoins une notion de prière bien présente. Le bouddhisme tibétain, dispose du terme « smon lam », souvent traduit par prière de souhaits. En fait, ce n’est pas tant une prière de demande de souhaits, mais plutôt une concentration et une attention sur celui que l’on croit capable d’exaucer nos prières (ou un objectif que l'on se fixe). Les prières que l’on récite habituellement dans le bouddhisme tibétain, sont en fait des vœux pris par des grands êtres à perfection de purification (nommé bodhisattvas), qui aspiraient à devenir des bouddhas afin de pouvoir exaucer plus efficacement les prières et les vœux des autres. En récitant les vœux des bodhisattvas d’antan, nous reprenons à notre compte les vœux faits par ceux-ci, qui deviennent alors nos propres vœux. Ce sont des prières que nous adressons en quelque sorte au bouddha que nous serons un jour. Au lieu de nous déclarer impuissants et d’adresser nos prières à un bouddha autre, en lui déléguant de les exaucer, nous prenons l’engagement de faire en sorte de nous donner le pouvoir de les exaucer. En attendant, l’inquiétude causée par un problème devant lequel nous nous déclarons impuissants, est atténuée un peu par notre engagement de le résoudre quand nous en serons capables et de faire en sorte que nous le soyons. Cela nous aide à être patients et à sortir d’un sentiment d’impuissance créateur d’inquiétude. En même temps, cet effort n’est pas fait dans notre propre intérêt mais dans celui des autres. Le désintéressement ne concerne que notre bien, c’est la charité et l’intérêt d’autrui qui motive. Question Karma, peines à payer ? : Nous autres européen cultivés croyons bien souvent que le karma d’un individu est responsable de sa position dans le monde : ainsi, un homme riche et respecté possède un bon karma et un mendiant malade est pourvu d’un mauvais karma. Certains ont même tenté de justifier l’existence des castes par le karma des individus à leur naissance et expliquent ainsi qu’il n’est pas nécessaire de lutter contre ces états punitifs de choses. Bien entendu, cela est entièrement faux car le karma est bien différent de cette vue si simpliste ! Ce concept métaphysique commun à toutes les philosophies religieuse de l’Inde, désigne l’acte ou l’action et plus spécialement le cycle des actions engendrées, des causes et des conséquences lié à l'existence des êtres sensibles et à la loi de causalité. Le karma est donc simplement le lien entre un acte et sa conséquence (car on sait qu’une cause produit son effet lorsque les circonstances sont parvenues à maturité), mais certainement pas l’origine de la destinée favorable ou défavorable des êtres vivants. Dans la doctrine bouddhiste, le karma désigne exclusivement l'acte né d'une action, intention ou volition volontaire, et non pas de n’importe qu’elle action. Le karma est la somme de ce qu'un individu a fait, est en train de faire ou fera. Pour mieux comprendre la dynamique du terme karma, on peut songer au mot français qui rend bien la double dimension de l’action et son résultat : œuvrer. Œuvrer, c’est fabriquer, c’est agir, c’est poser un acte dont le résultat est l’œuvre. Le rapport de causalité est ici inhérent au mot. Force motrice et perpétuelle de la vie (évidemment conditionnée par nos vies antérieurs), le karma est le fondement de la doctrine bouddhiste qui considère l'enchaînement des causes et des effets comme le mode de fonctionnement de toute manifestation : selon ce principe, l’univers entier n’existe que du fait de son énergie. Question Notion d'un Dieu souverain et unique ? : Cette notion est généralement méconnue, mais il faut savoir, que le bouddhisme selon certains contextes, aborde le terme de divin être universel. Il ne doit évidemment pas être regardé comme le Dieu personnel suprême des croyances sémitiques, mais plutôt comme une personnification symbolique de toutes les forces supra-mondiales, puissances et influences qui émanent du vide, l’état sans qualité, le non-créé, le non-formé qui rendent possible pour l’être humain son illumination et sa délivrance. Lui en sont exprimés, dans une indescriptible unité, tous les saints de toutes les époques, les parfaits éveillés, les bouddhas. De la même façon que pour la position spirite, aucun des concepts de l’esprit humain limité ne peut lui être appliqué. Seule sa réalisation peut le rendre compréhensible. Ce domaine occulte est une partie de l’enseignement de l’école de Milarepa et de tout l’ésotérisme du bouddhisme tibétain supérieur, que l’Européen non initié connaît très peu, mais à propos duquel il dogmatise beaucoup… Une chose dont je suis certain à notre sujet, c’est que les différentes représentations iconographiques où l’on représente Dieu sous la figure d’un vieillard à longue barbe blanche et couvert d’un manteau ample sont parfaitement ridicules, et pire, ont l’inconvénient majeur (en plus d’adorer en lui la forme plus que la pensée divine) de rabaisser cette intelligence suprême aux mesquines et ridicules proportions de l’humanité. Question Notre raison intime ne peut accepter un tel raisonnement ? : Il est vrai que le bouddhiste (d’ordre général) apparaîtra à beaucoup d’occidentaux comme un athée. Or, il faut se garder (si on lui apporte ce qualificatif) d’y joindre les sentiments et les idées qu’il comporte dans nos pays occidentaux. Dans les contrées ayant subi l’influence chrétienne, l’athée a été, pendant des siècles un personnage d’exception (presque démoniaque) surgit parmi le troupeau de fidèles. De nos jours encore, on lui donne volontiers l’image d’un révolté campé en face de la foi et de la religion dans une attitude de défi. Rien de semblable n’existe chez les bouddhistes tibétains où l’idée du Dieu suprême et personnel, n’a jamais eu cours. Parmi les nombreuses déités du panthéon du bouddhisme tibétain, aucune ne remplie le rôle d’être suprême, éternel, tout puissant et créateur du monde. Mon explications se complique légèrement, mais ces déités sont considérées comme appartenant à l’une des six espèces d’êtres conscients que reconnaissent les croyances populaires. Les domiciles qui leurs sont assignés ne se trouvent d’ailleurs pas toujours situés en dehors de notre terre. Les tibétains pensent que (à l’instar des Esprits guides) certains se trouvent assez proche de nous afin que l’intervention des déités puissent s’y manifester à tout moment. C’est pourquoi, la prudence commande donc de vivre en terme de bon voisinage avec les moindres d’entre eux, de s’attirer la faveur des plus puissants et de se concilier la clémence ou la neutralité de ceux enclins à la malveillance (voire de les combattre). Finalement, ce raisonnement n’est pas si catégorique que cela pourrait laisser à penser. Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui en espérant avoir put apporter quelques unes de mes minces connaissances, dans un unique but de partage et d’avancement pour ce forum. Bien à tous. Very Happy Ps : Veuillez bien pardonner mon ignorance, je suis nouveau et j'ai un réèl soucis pour sauter les lignes.
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Mer 22 Mai - 15:36

Bonjour Bhikkhus,

Pour te répondre, voilà ma version :

Il est vrai que la lecture bouddhiste nous apporte des mots de sagesse et d'amour, à qui veut les entendre, ce qui rapproche du spiritisme.

Il me plait de reprendre ceux du Dalaï Lama dans ses "365 méditations" dont celles-ci :

348 : En règle générale, je pense que la religion de nos parents est la plus appropriée pour chacun de nous. En outre, il n'est pas bon de s'impliquer dans une voie religieuse, puis d'en changer.

351 : Agissez avec précaution. Evitez surtout de devenir bouddhiste sans réfléchir, sans rien connaître, simplement parceque l'envie vous prend, pour plus tard vous rendre compte que telle ou telle pratique ne vous convient pas ou vous parait impossible.

Peut-être que nous n'y comprenons rien au bouddhisme, nous européens !!!! Il y a d'autres "Lumières" apportées par l'étude du spiritisme et les livres d'allan kardec nous montre le chemin pour arriver à la perfection qui se fera de vie en vie.

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Choub
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Mer 22 Mai - 20:29

Avant de connaitre le spiritisme je m'étais innteressé au bouddhisme en lisant plusieurs livres sur le sujet, c'est une tres bonne philosophie spiritualiste qui peut aider beaucoup de monde à s'améliorer moralement et intellectuelement je trouve. Il y a plusieurs écoles différentes, le bouddhisme au Tibet n'est pas exactement pareil que en Thailande ou au Japon par exemple, mais pour un occiental c'est un peut dure à s'y retrouver (moi y compris), ça vient d'une culture différente de la notre, avec leur propre vocabulaire comme samsara, karma, dharma, nirvāna ... etc.

J'ai deux amis qui ont lu le Livre des Morts Tibétain, ils ont eu du mal a tout comprendre car c'est d'une autre culture, comme si c'était ésotérique un peux, alors que le bouddhisme est exotérique.
Pour comprendre le mieux peut être serais de se faire expliquer par un moine bouddhiste.

C'est comme l'Islam, j'ai lu le Coran mais je suis vraiment pas sure d'avoir compris dans le bon sens certaines choses, le mieux c'est de demmander à un Imam. Pareil pour la Torah que j'ai lu mais que je ne savais pas comment l'interpreter, le mieux c'est peut etre de demander à un Rabbin.
Que ce soit l'Islam, le Judaisme, le Bouddhisme, ça vient d'une époque lointaine de la notre, il faut aussi reprendre les choses dans leurs contextes.

Je préfaire l'enseignement des esprits supérieurs codifié par Allan Kardec dans le sens ou c'est accessible pour un occidental, ça parle à mon âme, les esprits supérieurs expliquent d'une manière pragmatique, accessible à tout le monde pour notre époque. Je préfaire la doctrine spirite pour d'autres raisons encore, ça prouve materiellement l'existence de l'âme, on communique directement avec les morts, qui sont déjà dans le monde spirituel, les esprits supérieurs en moral et en intellect sont bien placés je pense de là ou ils sont pour nous apporter des enseignements objectifs. Puis c'est la seul doctrine qui a reussi à me sortir de mon athéisme...

Pour reprendre une phrase du site de l'encyclopedie spirite :

"Les manifestations du monde spirituel remontent à la nuit des temps ; tous les grands noms de la spiritualité, Jérémie, Daniel, Elie, Jean-Baptiste, Moïse, Bouddha, Mahomet, François d'Assise, Thérèse d'Avila, Ramakrishna, Jésus Christ ont permis qu'à travers eux, se diffuse un enseignement spirituel adapté à la mentalité des époques, et au niveau d'évolution des peuples."


En d'autre terme, Bouddha était médium en son temps, tout comme d'autres.
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Bhikkhus



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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Jeu 23 Mai - 0:57

Choub a écrit:
Il y a plusieurs écoles différentes, le bouddhisme au Tibet n'est pas exactement pareil que en Thailande ou au Japon par exemple,
Absolument, en fait il y à déjà à la base plusieurs forme de bouddhisme par elles-même (due à son évolution géographiquement et temporellement). Puis on retrouve effectivement dans les bouddhismes Theravāda, Hīnayāna, Mahāyāna et Vajrayāna différentes branches et écoles. Le Tibet est le dernier pays d'Asie à avoir reçu le bouddhisme et a donc bénéficié ainsi des grandes synthèses doctrinales et pratiques, qui avaient auparavant été formalisées en Inde.

Choub a écrit:
culture différente de la notre, avec leur propre vocabulaire comme samsara, karma, dharma, nirvāna ... etc.
Ho que oui... culture bien différente. Pour se donner un petite idée de mon cheminement, afin de saisir le (ou les différents) sens de ce vocabulaire (selon le contexte) et ainsi pouvoir lire et relire un livre tel que le « Bardo Thödol » (tout en en comprenant les pages), en partant de zéro, il m’à fallut me créer sous Word un glossaire de plus de deux milles définitions courantes. Cela m’à pris pratiquement trois ans de collectes d’informations écrites et autres renseignements verbaux (en centre bouddhique, lamaserie, bibliothèque, sur le net, etc…)

Choub a écrit:
J'ai deux amis qui ont lu le Livre des Morts Tibétain, ils ont eu du mal a tout comprendre car c'est d'une autre culture, comme si c'était ésotérique un peux, alors que le bouddhisme est exotérique.
Exclamation Attention , je sais que cela est probablement méconnu, mais le bouddhisme n’est pas exotérique dans sont intégralité ! Le bouddhisme tibétain comporte certaines branches parfaitement ésotériques.

Concernant donc le livre des morts tibétain (ou « Bardo Thödol »), cela ne m’étonne pas du tout pour tes deux amis... les pauvres Neutral . Je pourrais y revenir si un membre le désir, mais pour expliquer simplement ce que renferme cet ouvrage mystique, le Bardo Thödol est en fait un livre de connaissance unique traitant de la doctrine de l’état d'après la mort (sous-entendu suivant la mort et précédant la renaissance). Je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que la lecture du Bardo Thödol est destinée à une personne déjà familiarisée avec ses propres enseignements. Pour un lecteur moderne (et qui plus est Occidental), l’ouvrage est vraiment d’un abord extrêmement difficile, et soulève de nombreuses questions auxquelles on ne peut répondre si l’on n’a pas déjà une certaine connaissance de la tradition qui lui à donné le jour.

Choub a écrit:
Bouddha était médium en son temps,
D'une certaine façon, oui.

Bien à toi. I love you




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Choub
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Mar 28 Mai - 19:40

Bhikkhus, j'ai le plaisir de te faire partager un passage du livre "Apres la mort" de Léon Denis, écrit en 1920 (un des pionniers spirites phares Français après Allan KARDEC).
Ce passage du livre parle de l'Inde et de ces spiritualités, (des Védas, de Krishna, du Brahmanisme, de la métempsycose qui servait d'épouvantail destiné à terroriser le peuple, de Bouddha, du Bouddhisme au tibet, de l'ésotérisme tibétain...).
J'ai vraiment adoré ce livre, je te le conseil, il est disponible gratuitement sur le net en pdf.
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"Apres la mort" de Léon Denis

PREMIÈRE PARTIE - CROYANCES ET NÉGATIONS.

II. - L'INDE.


Nous avons dit que la doctrine secrète se retrouvait au fond de toutes les grandes religions et dans les livres sacrés de tous les peuples. D'où vient-elle ? Quelle est sa source ? Quels hommes, les premiers, l'ont conçue, puis transcrite ? Les plus anciennes Écritures sont celles qui resplendissent dans les cieux[1]. Ces mondes stellaires qui, à travers les nuits silencieuses, laissent tomber leurs tranquilles clartés, constituent les Écritures éternelles et divines dont parle Dupuis dans son ouvrage sur l'origine des cultes. Les hommes les ont sans doute longtemps consultées avant d'écrire, mais les premiers livres dans lesquels se trouve consignée la grande doctrine sont les Védas. C'est dans les Védas, dont l'âge n'a pu être établi, que s'est formée la religion primitive de l'Inde, religion toute patriarcale, simple comme l'existence de l'homme dépourvu de passions, vivant d'une vie sereine et forte, au contact de la nature splendide de l'Orient.

Les hymnes védiques égalent en grandeur, en élévation morale, tout ce que le sentiment poétique a engendré de plus beau dans la suite des temps. Ils célèbrent Agni, le feu, symbole de l'Éternel Masculin ou Esprit créateur ; Sômâ, la liqueur du sacrifice, symbole de l'Éternel Féminin, Ame du monde, substance éthérée. Dans leur union parfaite, ces deux principes essentiels de l'Univers constituent l'Être suprême, Zyaus ou Dieu.

L'Être suprême s'immole lui-même et se divise pour produire la vie universelle. Ainsi le monde et les êtres, issus de Dieu, retournent à Dieu par une évolution constante. De là, la théorie de la chute et de la réascension des âmes, que l'on retrouve en Occident.

Le sacrifice du feu résume le culte védique. Au lever du jour, le chef de la famille, à la fois père et prêtre, allumait la flamme sacrée sur l'autel de terre, et, avec elle, montait, joyeuse, vers le ciel bleu, la prière, l'invocation de tous à la force unique et vivante que recouvre le voile transparent de la nature.

Pendant que s'accomplit le sacrifice, disent les Védas, les Asouras, ou Esprits supérieurs, et les Pitris, âmes des ancêtres, entourent les assistants et s'associent à leurs prières. Ainsi la croyance aux Esprits remonte aux premiers âges du monde.

Les Védas affirmaient l'immortalité de l'âme et la réincarnation :

« Il est une partie immortelle de l'homme, c'est elle, ô Agni, qu'il faut échauffer de tes rayons, enflammer de tes feux. - D'où sont nées les âmes ? Les unes viennent vers nous et s'en retournent ; les autres s'en retournent et reviennent. »

Les Védas sont monothéistes ; les allégories qu'on y rencontre à chaque page dissimulent à peine l'image de la grande cause première, dont le nom, entouré d'un saint respect, ne pouvait être prononcé sous peine de mort. Quant aux divinités secondaires ou dévas, elles personnifiaient les auxiliaires inférieurs de l'Être divin, les forces de la nature et les qualités morales. De l'enseignement des Védas découlait toute l'organisation de la société primitive, le respect de la femme, le culte des ancêtres, le pouvoir électif et patriarcal.

A l'époque védique, dans la solitude des bois, au bord des fleuves et des lacs, des anachorètes ou rishis passaient leurs jours dans la retraite. Interprètes de la science occulte, de la doctrine secrète des Védas, ils possédaient déjà ces mystérieux pouvoirs, transmis de siècle en siècle, et dont jouissent encore les fakirs et les yoguis. De cette confrérie de solitaires est sortie la pensée créatrice, l'impulsion première qui a fait du Brahmanisme la plus colossale des théocraties.

Krishna, élevé par les ascètes au sein des forêts de cèdres que dominent les cimes neigeuses de l'Himalaya, fut l'inspirateur des croyances hindoues. Cette grande figure apparaît dans l'histoire comme celle du premier des réformateurs religieux, des missionnaires divins. Il renouvela les doctrines védiques, en les appuyant sur l'idée de la Trinité, sur celle de l'âme immortelle et de ses renaissances successives. Après avoir scellé son oeuvre de son sang, il quitta la terre, laissant à l'Inde cette conception de l'univers et de la vie, cet idéal supérieur dont elle a vécu pendant des milliers d'années.

Sous des noms divers, cette doctrine s'est répandue sur le monde avec toutes les migrations d'hommes dont la haute région de l'Inde a été la source. Cette terre sacrée n'est pas seulement la mère des peuples et des civilisations ; elle est aussi le foyer des plus grandes inspirations religieuses.

Krishna, entouré d'un groupe de disciples, allait de ville en ville répandre son enseignement :

« Le corps, disait-il[2], enveloppe de l'âme qui y fait sa demeure, est une chose finie, mais l'âme qui l'habite est invisible, impondérable et éternelle.

« Le sort de l'âme après la mort constitue le mystère des renaissances. Comme les profondeurs du ciel s'ouvrent aux rayons des étoiles, ainsi les profondeurs de la vie s'éclairent à la lumière de cette vérité.

« Quand le corps est dissous, lorsque la sagesse a le dessus, l'âme s'envole dans les régions de ces êtres purs qui ont la connaissance du Très-Haut. Lorsque c'est la passion qui domine, l'âme vient de nouveau habiter parmi ceux qui se sont attachés aux choses de la terre. De même, l'âme obscurcie par la matière et l'ignorance est de nouveau attirée par le corps d'êtres irraisonnables.

« Toute renaissance, heureuse ou malheureuse, est la conséquence des oeuvres pratiquées dans les vies antérieures.

« Mais il est un mystère plus grand encore. Pour parvenir à la perfection, il faut conquérir la science de l'Unité, qui est au-dessus de la sagesse ; il faut s'élever à l'Être divin, qui est au-dessus de l'âme et de l'intelligence. Cet être divin est aussi en chacun de nous :

« Tu portes en toi-même un ami sublime que tu ne connais pas, car Dieu réside dans l'intérieur de tout homme, mais peu savent le trouver. L'homme qui fait le sacrifice de ses désirs et de ses oeuvres à l'Être d'où procèdent les principes de toutes choses et par qui l'univers a été formé, obtient par ce sacrifice la perfection, car celui qui trouve en lui-même son bonheur, sa joie, et en lui-même aussi sa lumière, est un avec Dieu. Or, sachez-le, l'âme qui a trouvé Dieu est délivrée de la renaissance et de la mort, de la vieillesse et de la douleur, et boit l'eau de l'immortalité. »

Krishna parlait de sa propre nature et de sa mission en des termes qu'il est bon de méditer. S'adressant à ses disciples :

« Moi et vous, disait-il, nous avons eu plusieurs naissances. Les miennes ne sont connues que de moi, mais vous ne connaissez même pas les vôtres. Quoique je ne sois plus, par ma nature, sujet à naître ou à mourir, toutes les fois que la vertu décline dans le monde, et que le vice et l'injustice l'emportent, alors je me rends visible, et ainsi je me montre d'âge en âge, pour le salut du juste, le châtiment du méchant et le rétablissement de la vertu.

« Je vous ai révélé les grands secrets. Ne les dites qu'à ceux qui peuvent les comprendre. Vous êtes mes élus, vous voyez le but, la foule ne voit qu'un bout du chemin[3]. »

Par ces paroles, la doctrine secrète était fondée. Malgré les altérations successives qu'elle aura à subir, elle restera la source de vie, où, dans l'ombre et le silence, s'abreuveront tous les grands penseurs de l'antiquité.

La morale de Krishna n'était pas moins pure :

« Les maux dont nous affligeons notre prochain nous poursuivent, ainsi que notre ombre suit notre corps. - Les oeuvres inspirées par l'amour de nos semblables sont celles qui pèseront le plus dans la balance céleste. - Si tu fréquentes les bons, tes exemples seront inutiles ; ne crains pas de vivre parmi les méchants pour les ramener au bien. - L'homme vertueux est semblable à l'arbre gigantesque dont l'ombrage bienfaisant donne aux plantes qui l'entourent la fraîcheur et la vie. »

Son langage s'élevait au sublime lorsqu'il parlait d'abnégation et de sacrifice :

« L'honnête homme doit tomber sous les coups des méchants comme l'arbre santal qui, lorsqu'on l'abat, parfume la hache qui l'a frappé. »

Lorsque des sophistes lui demandaient de leur expliquer la nature de Dieu, il répondait :

« L'infini et l'espace peuvent seuls comprendre l'infini. Dieu seul peut comprendre Dieu. »

Il disait encore :

« Rien de ce qui Est ne peut périr, car tout ce qui Est est contenu en Dieu. Aussi, les sages ne pleurent ni les vivants ni les morts. Car, jamais je n'ai cessé d'être, ni toi, ni aucun homme, et jamais nous ne cesserons d'être, nous tous, au-delà de la vie présente[4]. »

Au sujet de la communication avec les Esprits :

« Longtemps avant qu'elles se dépouillent de leur enveloppe mortelle, les âmes qui n'ont pratiqué que le bien acquièrent la faculté de converser avec les âmes qui les ont précédées dans la vie spirituelle (swarga)[5]. »

C'est ce que les brahmes affirment encore de nos jours par la doctrine des Pitris. De tous temps, l'évocation des morts a été une des formes de leur liturgie.

Tels sont les principaux points de l'enseignement de Krishna, que l'on retrouve dans les livres sacrés conservés au fond des sanctuaires du sud de l'Indoustan.

Dans le principe, l'organisation sociale de l'Inde fut calquée par les brahmes sur leurs conceptions religieuses. Ils divisèrent la société en trois classes, d'après le système ternaire ; mais, peu à peu, cette organisation dégénéra en privilèges sacerdotaux et aristocratiques. L'hérédité imposa ses bornes étroites et rigides aux aspirations de tous. La femme, libre et honorée aux temps védiques, devint esclave. La société se figea dans un moule inflexible, et la décadence de l'Inde en fut la conséquence inévitable. Pétrifiée dans ses castes et dans ses dogmes, elle s'est endormie de ce sommeil léthargique, image de la mort, que le tumulte des invasions étrangères n'a même pas troublé. Se réveillera-t-elle jamais ? L'avenir seul pourra le dire.

Les brahmes, après avoir établi l'ordre et organisé la société, ont perdu l'Inde par excès de compression. De même, ils ont ôté toute autorité morale à la doctrine de Krishna, en l'enveloppant de formes grossières et matérielles. Si l'on ne considère que le côté extérieur et vulgaire du Brahmanisme, ses prescriptions puériles, son cérémonial pompeux, ses rites compliqués, les fables et les images dont il est si prodigue, on est porté à ne voir en lui qu'un amas de superstitions. Mais ce serait une faute de le juger seulement d'après ses apparences extérieures. Dans le Brahmanisme, comme dans toutes les religions antiques, il faut faire deux parts. L'une est celle du culte et de l'enseignement vulgaire, remplis de fictions qui captivent le peuple et aident à le conduire dans les voies de la servitude. A cet ordre d'idées se rattache le dogme de la métempsycose, ou renaissance des âmes coupables dans les corps d'animaux, d'insectes ou de plantes, épouvantail destiné à terroriser les faibles, système habile qu'a imité le Catholicisme dans sa conception des mythes de Satan, de l'enfer et des supplices éternels.

Autre chose est l'enseignement secret, la grande tradition ésotérique, qui fournit sur l'âme, sur ses destinées, sur la cause universelle, les spéculations les plus élevées et les plus pures. Pour les recueillir, il faut pénétrer le mystère des pagodes, fouiller les manuscrits qu'elles renferment, interroger les brahmes savants.

*


* *


Environ six cents ans avant l'ère du Christ, un fils de roi, Çakya-Mouni ou le Bouddha, fut frappé d'une profonde tristesse, d'une immense pitié à la vue des souffrances des hommes. La corruption avait envahi l'Inde par suite de l'altération des traditions religieuses et des abus d'une théocratie avide de domination. Renonçant aux grandeurs, à la vie fastueuse, le Bouddha quitte son palais et s'enfonce dans la forêt silencieuse. Après de longues années de méditation, il reparaît, apportant au monde asiatique, sinon une croyance nouvelle, du moins une nouvelle expression de la Loi.

D'après le Bouddhisme[6], la cause du mal, de la douleur, de la mort et de la renaissance, c'est le désir. C'est lui, c'est la passion qui nous attache aux formes matérielles et éveille en nous mille besoins sans cesse renaissants, jamais assouvis, qui deviennent autant de tyrans. Le but élevé de la vie est d'arracher l'âme aux enlacements du désir. On y parvient par la réflexion, l'austérité, le détachement graduel de toutes les choses terrestres, par le sacrifice du moi, par l'affranchissement de toutes les servitudes de la personnalité et de l'égoïsme. L'ignorance est le mal souverain, d'où découlent la souffrance et la misère ; et le premier moyen d'améliorer la vie dans le présent et dans l'avenir, c'est d'acquérir la connaissance.

La connaissance comprend la science de la nature, visible et invisible, l'étude de l'homme et celle des principes des choses. Ceux-ci sont absolus et éternels. Le monde, sorti par sa propre activité d'un état uniforme, est dans une évolution continue. Les êtres, descendus du Grand Tout, afin de résoudre le problème de la perfection, inséparable de l'état de liberté, sont en voie de retour vers le bien parfait. Ils ne pénètrent dans le monde de la forme que pour y travailler à l'accomplissement de leur oeuvre de perfectionnement et d'élévation. Ils peuvent le réaliser par la science, dit un Oupanichad ; ils peuvent l'accomplir par l'amour, dit un Pourana.

La science et l'amour sont les deux facteurs essentiels de l'univers. Tant que l'être n'a pas acquis l'amour, il est condamné à poursuivre la chaîne des réincarnations terrestres.

Sous l'influence d'une telle doctrine, l'instinct égoïste voit se resserrer peu à peu son cercle d'action. L'être apprend à embrasser dans un même amour tout ce qui vit et respire. Et ce n'est encore là qu'une étape de son évolution. Celle-ci doit le conduire à ne plus aimer que l'éternel principe d'où émane tout amour et où tout amour doit nécessairement revenir. Cet état est celui de Nirvana.

Cette expression, diversement commentée, a causé bien des malentendus. Suivant la doctrine secrète du Bouddhisme[7], le Nirvana n'est pas, comme l'enseignent l'Église du Sud et le grand prêtre de Ceylan, la perte de l'individualité, l'évanouissement de l'être dans le néant ; c'est la conquête, par l'âme, de la perfection, l'affranchissement définitif des transmigrations et des renaissances au sein des humanités.

Chacun fait sa destinée. La vie présente, avec ses joies et ses douleurs, n'est que la conséquence des bonnes ou des mauvaises actions accomplies librement par l'être dans ses existences antérieures. Le présent s'explique par le passé, non seulement pour le monde pris dans son ensemble, mais pour chacun des êtres qui le composent. On appelle Karma la somme des mérites ou des démérites acquis par l'être. Ce karma est pour lui, à tout instant de son évolution, le point de départ de l'avenir, la cause de toute justice distributive :

« Moi, Bouddha[8], qui ai pleuré avec toutes les larmes de mes frères, dont le coeur a été brisé par la douleur de tout un monde, je souris et je suis content, car la liberté est. O vous qui souffrez, sachez. Je vous montre la vérité. Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Cela est fondé sur nos pensées ; cela est fait de nos pensées. Si un homme parle et agit d'après une pensée pure, le bonheur le suit comme une ombre. La haine n'a jamais été apaisée par la haine. La haine n'est vaincue que par l'amour. Comme la pluie passe à travers une maison mal couverte, la passion passe à travers un esprit peu réfléchi. Par la réflexion, par la retenue, par la domination de soi-même, l'homme se fait une île qu'aucun orage ne peut ravager. L'homme revient moissonner les choses qu'il a semées. Ceci est la doctrine du Karma. »

La plupart des religions nous recommandent le bien en vue d'une récompense céleste. Il y a là un mobile égoïste et mercenaire, que l'on ne retrouve pas au même degré dans le Bouddhisme. Il faut pratiquer le bien, dit Léon de Rosny[9], parce que le bien est le but suprême de la nature. C'est en se conformant aux exigences de cette loi que l'on acquiert la seule satisfaction véritable, la plus belle que puisse goûter l'être dégagé des entraves de la forme et des attractions du désir, causes continuelles de déception et de souffrance.

La compassion du bouddhiste, sa charité s'étendent à tous les êtres. Tous, à ses yeux, sont destinés au Nirvana. Et, par les êtres, il faut entendre les animaux, les végétaux et même les corps inorganiques. Toutes les formes de vie s'enchaînent suivant la loi grandiose de l'évolution et du transformisme. Nulle part la vie n'est absente dans l'univers. La mort n'est qu'une illusion, un des agents qui permettent un renouvellement incessant et d'incessantes transformations. L'enfer - pour les initiés à la doctrine ésotérique - n'est autre chose que le remords et l'absence d'amour. Le purgatoire est partout où se rencontre la forme et où évolue la matière. Il est sur notre globe aussi bien que dans les profondeurs du firmament étoilé.

Le Bouddha et ses disciples pratiquaient le Dhyâna ou la contemplation, l'extase. L'esprit, dans cet état d'exaltation, communique avec les âmes qui ont quitté la terre[10].

Le Bouddhisme exotérique ou vulgaire, refoulé vers le VI° siècle aux deux extrémités de l'Inde, après des luttes sanglantes provoquées par les brahmes, a subi des vicissitudes diverses et de nombreuses transformations. Une de ses branches ou églises, celle du Sud, dans certaines de ses interprétations, semble incliner vers l'athéisme et le matérialisme. Celle du Thibet est restée déiste et spiritualiste. Le Bouddhisme est devenu en outre la religion du plus vaste empire du monde, la Chine. Ses fidèles composent aujourd'hui le tiers de la population du globe. Mais dans tous les milieux où il s'est répandu, de l'Oural au Japon, ses traditions primitives se sont voilées, altérées. Là, comme ailleurs, les formes matérielles du culte ont étouffé les hautes aspirations de la pensée ; les rites, les cérémonies superstitieuses, les vaines formules, les offrandes, les tonneaux et moulins à prières ont remplacé l'enseignement moral et la pratique des vertus[11].

Cependant, les principaux enseignements du Bouddha ont été conservés dans les Soutras[12].

Des sages, héritiers de la science et des pouvoirs des anciens ascètes, possèdent aussi, dit-on[13], la secrète doctrine dans son intégralité. Ils auraient fixé leur demeure loin des foules humaines, sur les plateaux élevés, d'où la plaine de l'Inde apparaît, vague et lointaine, comme dans un rêve. C'est dans la pure atmosphère et le silence des solitudes qu'habiteraient les Mahatmas. Possesseurs des secrets qui permettent de défier la douleur et la mort, ils passeraient leurs jours dans la méditation, en attendant l'heure problématique où l'état moral de l'humanité rendra possible la divulgation de leurs arcanes. Malheureusement, aucun fait bien authentique n'est venu jusqu'ici confirmer ces affirmations. La preuve de l'existence des Mahatmas est encore à faire.

Depuis vingt ans, de grands efforts ont été tentés pour répandre la doctrine bouddhique en Occident. Notre race, avide de mouvement, de lumière et de liberté, semble peu disposée à s'assimiler cette religion du renoncement, dont les peuples orientaux ont fait une doctrine d'anéantissement volontaire et d'affaissement intellectuel. Le Bouddhisme est resté dans notre Europe le domaine de quelques lettrés. L'ésotérisme thibétain est en honneur parmi eux. Sur certains points, celui-ci ouvre à l'esprit humain des perspectives étranges. La théorie des jours et des nuits de Brahma, Manvantara et Pralaya, renouvelée des anciennes religions de l'Inde, paraît bien un peu en contradiction avec l'idée du Nirvana.

En tous cas, ces périodes immenses de diffusion et de concentration, à l'issue desquelles la grande Cause première absorbe tous les êtres et reste seule, immobile, endormie, sur les mondes dissous, jettent la pensée dans une sorte de vertige. La théorie des sept principes constitutifs de l'homme, celle des sept planètes[14], sur lesquelles se déroule la ronde de vie dans son mouvement ascensionnel, constituent aussi des vues originales et sujettes à examen.

Une chose domine cet enseignement. La loi de charité proclamée par le Bouddha est un des plus puissants appels au bien qui aient retenti en ce monde ; mais, suivant l'expression de Léon de Rosny[15], « cette Loi calme, cette Loi vide, parce qu'elle ne prend rien pour appui, est restée inintelligible pour la majorité des hommes dont elle révolte les appétits, auxquels elle ne promet pas le genre de salaire qu'ils veulent recevoir ».

Le Bouddhisme, malgré ses taches et ses ombres, n'en reste pas moins une des plus grandes conceptions religieuses qui aient paru en ce monde, une doctrine toute d'amour et d'égalité, une réaction puissante contre la distinction des castes établie par les brahmes. Elle offre sur certains points des analogies frappantes avec l'Évangile de Jésus de Nazareth.



[1] Les signes du Zodiaque.

[2] Baghavadgita, traduction d'Émile Burnouf, C. Schlegel et Wilkins.

[3] Baghavadgita.

[4] Mahabarata, trad. H. Fauche.

[5] Baghavadgita.

[6] Léon de Rosny, le Bouddhisme ; Burnouf, la Science des religions.

[7] Sinnet, le Bouddhisme ésotérique.

[8] Dhammapada.

[9] La Morale du Bouddhisme.

[10] Eug. Bonnemère, l'Ame et ses manifestations.

[11] G. Bousquet, Revue des Deux Mondes, 15 mars 1870.

[12] Le Lalita Vistara, traduction Foucaux ; le Lotus de la Bonne Loi, traduction Eug. Burnouf.

[13] Sinnet, le Bouddhisme ésotérique.

[14] Au lieu des sept, seules connues des anciens, on en compte huit principales dans notre système solaire. L'existence d'une neuvième et d'autres encore est soupçonnée au-delà de Neptune, par suite des perturbations subies par cette planète.

[15] Léon de Rosny, la Morale du Bouddhisme.
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Dim 1 Mar - 21:04

Bonjour,
Je viens communiquer un peu de ce que je sais sur le bouddhisme. Les bouddhismes sont très nombreux parce que les enseignements dépendent des enseignants les plus reconnus dans chaque école. Comme partout, il y a des scissions et des évolutions dans différentes directions à partir d'un enseignement donné. Comme je me suis intéressée au bouddhisme pendant de nombreuses années, j'ai fini par me demander ce qui rendait le bouddhisme vraiment différent de n'importe quelle autre religion et c'est en lisant un message de l'Au-delà par L'Oriental ("la Survie" de Rufina Noeggerath) - Le Paradis des Religions -, que j'ai trouvé une réponse convaincante : dans le bouddhisme, l'âme ou l'esprit, c'est comme vous voulez, cherche à retourner au néant. Rechercher le bonheur spirituel dans l'Au-delà, c'est encore pour la satisfaction de l'Ego, c'est donc contraire à l'attitude bouddhiste correcte. Ici il y a quelque chose de vraiment différent du spiritisme puisque dans ce dernier, l'esprit reste individuel et augmente sa félicité par une conduite exemplaire.

Une autre différence qui me paraît claire entre bouddhisme et spiritisme, c'est l'attitude à l'égard de la souffrance. Le bouddhisme est né alors qu'en Inde le Bouddha Shakyamuni cherchait à éradiquer la souffrance. Dans le spiritisme, on s'appuie sur la souffrance pour développer la compassion envers les souffrants.

En dehors de cela, dans le bouddhisme, quoi qu'on en dise, les femmes sont moindres que les hommes, conformément à ce qu'en pensait le Bouddha Shakyamuni. Toujours aujourd'hui, les moines ne trouvent rien à redire à l'obligation pour les moniales (quel que soi leur avancement) de se courber en passant devant eux. Dans le bouddhisme de Nichiren (Japon), on ne fait pas de différence pour les femmes mais il y a par ailleurs la notion d'enfer. Cet enfer ne dépend pas de nos petites mesquineries quotidiennes mais de notre croyance ou non au coeur de l'enseignement de l'école du nichirenisme.

A propos des femmes, même le spiritisme n'est pas un modèle, en tout cas le spiritisme chrétien.

Partout, l'infériorisation des femmes est la règle parce que les instructeurs sont presque toujours des hommes. Mais d'où vient ce mépris de la part d'êtres humains tous nés dans le ventre d'une femme ? Pour moi, ceci est un signe certain que nous sommes sur une planète passablement misérable.

Pour revenir au bouddhisme, celui qui m'apporte le plus actuellement à côté du spiritisme, ce sont les enseignements des "moines de la forêt" car dans cette école, les dogmes sont écartés. On doit polir son coeur et ne pas se contenter de bonnes actions ou de prières.
Voilà ma réflexion d'aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Mer 29 Juil - 21:35

Salut à tous!!

Entre le temps ou je n'etais pas venu et maintenant je suis devenu "sympatisant" bouddhiste et bien sur en voyant ce sujet je l'ai lu avec attention!!

Pourquoi ce rapprochement avec le bouddhisme? car c'est complémentaire avec le spiritisme; comme ce dernier, ce n'est pas vraiment une religion mais une philosophie, une sorte d’hygiène de l'esprit.

Dans les 2 cas on parle de compassion, amour, respect des autres.... donc c'est compatible!!! c'est vrai que la notion de karma peut être un peu dur à se représenter, mais il ne faut pas voir ça comme une sanction ou une malédiction:

Les 3 émotions les lus polluante du karma c'est la colère, l'envie, et l’égoïsme... en générant celles çi et d'autres négatives c'est normal d'engendrer des mauvaises choses donc de vivre de mauvaise choses, à l'inverse vous recevrez de bonnes choses si vous générez de bonnes choses..... c'est juste la relation de cause à effet, je trouve normal dans un sens de "payer" ses erreurs, sinon comment donner du bien sans connaitre le mal?

Enfin vous m'avez compris??? ça me plait de parler de ça.....
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MessageSujet: Re: Ecole de Boudhisme   Jeu 30 Juil - 10:07

Bonjour Louik et tous les autres,
Je suis heureuse de lire une autre personne s'intéressant à la philosophie bouddhiste.
Juste un petit mot à propos de "payer ses erreurs", je crois qu'il n'y a pas de controverse à ce sujet dans les religions, il n'y a qu'un malentendu à cause du choix des mots. Si je me coupe un doigt malencontreusement avec un couteau de cuisine, bien sûr je ne l'ai pas voulu, et pourtant je dois souffrir et je n'y vois rien à redire. C'est la règle chez les humains et on l'accepte. En fait, on ne paie rien, on respecte docilement les règles du jeu.
Ce que j'aime dans le spiritisme, c'est qu'il est sous-entendu qu'aucune parole, aucune pensée ne sera oubliée dans notre destinée. Les pratiques religieuses occupent finalement une part très mineure de notre temps de vie. Notre destinée dépend de manière égale de chaque instant du quotidien. C'est sans doute ce point qui rend l'Ecole des Moines de la Forêt sympathique à mes yeux. On n'y parle que de notre état d'esprit. Merci Luik pour votre message
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Ecole de Boudhisme
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