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 La prière (extraits tirés de Après la mort de Léon Denis)...

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MessageSujet: La prière (extraits tirés de Après la mort de Léon Denis)...   Dim 8 Mai - 11:07

Bonjour,

Comme Allan Kardec le signale déjà dans ses ouvrages, qu'il s'agisse du livre des esprits, du livre des médiums ou encore de l'évangile selon le spiritisme, la prière est probablement l'acte le plus important que nous puissions accomplir en ce bas monde. Elle nous permet de dialoguer avec nos guides, nos esprits familiers, mais surtout Dieu... La prière permet également de rappeler à ceux qui nous ont précédé dans la vie spirite que nous ne les avons point oubliés, que nous pensons toujours à eux... Et de l'avenir unanime des esprits qui se sont communqués à Allan Kardec, Léon Denis ou Chico Xavier, la prière est un message d'amour qui donne à nos défunts, mais également à toutes les âmes souffrantes, de la joie, de l'amour, et ouvre bien souvent, lorsqu'elle est dite avec le coeur, un chemin de lumière aux esprits les plus endurcis, leur permettant ainsi de progresser, selon la loi immuable décrite par Allan Kardec...

Voici donc, un extrait de l'ouvrage de Léon Denis, Après la mort, disponible aux éditions Philman, sur ce sujet...



"La prière doit être un épanchement intime de l'âme à Dieu, un entretien solitaire, une méditation toujours utile, souvent féconde. C'est le refuge par excellence des affligés, des coeurs meurtris. Aux heures d'accablement, de déchirement intérieur et de désespoir, qui n'a trouvé dans la prière le calme et le réconfort, ou tout au moins un adoucissement à ses maux ? Un dialogue mystérieux s'établit entre l'âme souffrante et la puissante évoquée. L'âme expose ses angoisses, ses défaillances ; elle implore secours, appui, indulgence. Et alors, dans le sanctuaire de la conscience, une voix secrète répond, la voix de Celui d'où proviennent toute force pour les luttes de ce monde, tout baume pour nos blessures, toute lumière pour nos incertitudes. Et cette voix console, relève, persuade ; elle fait descendre en nous le courage, la soumission, la résignation stoïque. Nous nous relevons moins tristes, moins accablés ; un rayon de soleil divin a lui en notre âme, y a fait éclore l'espérance.

Il est des hommes qui médisent de la prière, qui la trouvent banale, ridicule. Ceux-là n'ont jamais prié ou n'ont jamais su prier. Ah ! sans doute, s'il ne s'agit que des patenôtres débitées sans conviction, de ces récitations aussi vaines qu'interminables, de toutes ces oraisons classées et numérotées, que les lèvres balbutient et où le coeur n'a point de part, on peut comprendre leurs critiques ; mais, ce n'est pas là la vraie prière. L'abaisser à des formules dont on mesure la longueur à la somme qu'elles rapportent, cela devient une profanation, presque un sacrilège.

La prière est une élévation au-dessus des choses terrestres, un ardent appel, un élan, un coup d'aile vers des régions que ne troublent pas les murmures, les agitations du monde matériel et où l'être puise les inspirations qui lui sont nécessaires. Plus son élan est puissant, plus son appel est sincère, plus distinctes, plus claires se révèlent à lui les harmonies, les voix, les beautés des mondes supérieurs. C'est comme une fenêtre qui s'ouvre sur l'invisible, sur l'infini, et par où il perçoit mille impressions consolantes et sublimes. Ces impressions, il s'en imprègne, s'en enivre, il s'y retrempe comme dans un bain fluidique régénérateur.

Dans ces entretiens de l'âme avec la Puissance suprême, le langage ne doit pas être préparé, noté d'avance ; il doit varier suivant les besoins, l'état d'esprit de l'être humain. C'est un cri, une plainte, une effusion ou un chant d'amour, un acte d'adoration, un inventaire moral fait sous l'oeil de Dieu, ou encore une simple pensée, un souvenir, un regard levé vers les cieux.

Il n'est pas d'heures pour la prière. Il est bon, sans doute, d'élever son coeur à Dieu au début et à la fin de la journée. Mais, si vous vous sentez mal disposé, ne priez pas. En revanche, lorsque votre âme est attendrie, remuée par un sentiment profond, par le spectacle de l'infini, que ce soit au bord des océans, sous la clarté du jour ou sous la coupole étincelante des nuits, au milieu des champs et des bois ombreux, dans le silence des forêts, alors, priez ; toute cause est bonne et grande qui mouille vos yeux de larmes, fait ployer vos genoux et jaillir de votre coeur un hymne d'amour, un cri d'adoration vers la Puissance éternelle qui guide vos pas au bord des abîmes.

Ce serait une erreur de croire que nous pouvons tout obtenir par la prière, que son efficacité est assez grande pour détourner de nous les épreuves inhérentes à la vie. La loi d'immuable justice ne saurait se plier à nos caprices. Certains demandent la fortune, ignorant qu'elle serait un malheur pour eux, en donnant un libre essor à leurs passions. D'autres veulent éloigner des maux qui sont parfois la condition nécessaire de leurs progrès. Les supprimer aurait pour effet de rendre leur vie stérile. D'autre part, comment Dieu pourrait-il accéder à tous les désirs que les hommes expriment dans leurs prières ? La plupart sont incapables de discerner ce qui leur convient, ce qui leur serait le plus profitable.

Dans la prière qu'il adresse chaque jour à l'Éternel, le sage ne demande pas que sa destinée soit heureuse ; il ne demande pas que la douleur, les déceptions, les revers soient écartés de lui. Non ! ce qu'il désire, c'est connaître la loi pour mieux l'accomplir ; ce qu'il implore, c'est l'aide d'en haut, le secours des Esprits bienveillants, afin de supporter dignement les mauvais jours. Et les bons Esprits répondent à son appel. Ils ne cherchent pas à détourner le cours de la justice, à entraver l'exécution des divins décrets. Sensibles aux souffrances humaines, qu'ils ont connues, endurées, ils apportent à leurs frères de la terre l'inspiration qui les soutient contre les influences matérielles ; ils favorisent ces nobles et salutaires pensées, ces élans du coeur qui, en les portant vers les hautes régions, les délivrent des tentations et des pièges de la chair. La prière du sage, faite dans un recueillement profond, en dehors de toute préoccupation égoïste, éveille en lui cette intuition du devoir, ce sentiment supérieur du vrai, du bien et du juste, qui le guident à travers les difficultés de l'existence et le maintiennent en communion intime avec la grande harmonie universelle.

Mais la puissance souveraine ne représente pas seulement la justice, elle est aussi la bonté, immense, infinie, secourable. Or, pourquoi n'obtiendrions-nous pas dans nos prières tout ce que la bonté peut concilier avec la justice ? Nous pouvons toujours demander appui et secours aux heures de détresse. Dieu seul sait ce qui est le plus convenable pour nous et, à défaut de l'objet de nos demandes, il nous enverra toujours soutien fluidique et résignation.

Lorsqu'une pierre vient frapper les eaux, on en voit vibrer la surface en ondulations concentriques. Ainsi le fluide universel est mis en vibration par nos prières et nos pensées, avec cette différence que les vibrations des eaux sont limitées, alors que celles du fluide universel se succèdent à l'infini. Tous les êtres, tous les mondes sont baignés dans cet élément, comme nous le sommes nous-mêmes dans l'atmosphère terrestre. Il en résulte que notre pensée, lorsqu'elle est mue par une force d'impulsion, par une volonté suffisante, va impressionner les âmes à des distances incalculables. Un courant fluidique s'établit des unes aux autres et permet aux Esprits élevés de répondre à nos appels et de nous influencer à travers l'espace.

Il en est de même pour les âmes souffrantes. La prière opère sur elles comme une magnétisation à distance. Elle pénètre à travers les fluides épais et sombres qui enveloppent les esprits malheureux ; elle atténue leurs soucis, leurs tristesses. C'est la flèche lumineuse perçant leurs ténèbres, la vibration harmonieuse qui dilate et réjouit l'âme oppressée. Quelle consolation pour ces esprits de sentir qu'ils ne sont pas abandonnés ; que des êtres humains s'intéressent encore à leur sort ! Des sons, à la fois puissants et doux, s'élèvent comme un chant dans l'étendue et se répercutent avec d'autant plus d'intensité qu'ils émanent d'une bouche plus aimante. Ils arrivent jusqu'à eux, les émeuvent, les pénètrent profondément. Cette voix lointaine et amie leur rend la paix, l'espoir, le courage. Si nous pouvions mesurer l'effet produit par une prière ardente, par une volonté généreuse et énergique sur ces malheureux, nos voeux s'élèveraient souvent vers les déshérités, les délaissés de l'espace, vers ceux à qui nul ne songe et qui sont plongés dans un morne découragement.

Prier pour les esprits malheureux, prier avec compassion, avec amour, est une des formes les plus efficaces de la charité. Tous peuvent l'exercer, tous peuvent faciliter le dégagement des âmes, abréger la durée du trouble qu'elles ressentent après la mort, par un élan chaleureux de la pensée, par un souvenir bienveillant et affectueux. La prière facilite la désagrégation corporelle, aide l'esprit à se dégager des fluides grossiers qui l'enchaînent à la matière. Sous l'influence des ondes magnétiques que projette une volonté puissante, la torpeur cesse, l'esprit se reconnaît, reprend possession de lui-même.

La prière pour autrui, pour nos proches, pour les infortunés et les malades, quand elle est faite avec un coeur droit et une foi ardente, peut aussi produire de salutaires effets. Même lorsque les lois de la destinée lui font obstacle, lorsque l'épreuve doit être accomplie jusqu'au bout, la prière n'est pas inutile. Les fluides bienfaisants qu'elle porte en elle s'accumulent pour se déverser, à la mort, dans le périsprit de l'être aimé.

« Réunissez-vous pour prier », a dit l'apôtre[1]. La prière faite en commun est un faisceau de volontés, de pensées, rayons, harmonies, parfums, qui se dirige avec plus de puissance vers son but. Elle peut acquérir une force irrésistible, une force capable de soulever, d'ébranler les masses fluidiques. Quel levier pour l'âme ardente qui met dans cet élan tout ce qu'il y a de grand, de pur, d'élevé en elle ! Dans cet état, ses pensées jaillissent, comme un courant impétueux, en larges et puissants effluves. Parfois, on a vu l'âme en prière se dégager du corps et, ravie en extase, suivre elle-même la pensée bouillonnante qu'elle projetait en avant-coureur vers l'infini. L'homme porte en lui un moteur incomparable, dont il ne sait tirer qu'un médiocre parti. Pour le mettre en oeuvre, deux choses suffisent cependant : la foi et la volonté.

Considérée sous ces aspects, la prière perd tout caractère mystique. Elle n'a plus pour but l'obtention d'une grâce, d'une faveur, mais l'élévation de l'âme et son entrée en rapport avec les puissances supérieures fluidiques et morales. La prière, c'est la pensée tendue vers le bien, le fil lumineux qui rattache les mondes obscurs aux mondes divins, les esprits incarnés aux âmes libres et radieuses. La dédaigner, c'est dédaigner la seule force qui nous arrache au conflit des passions et des intérêts, nous transporte au-dessus des choses changeantes et nous unit à ce qui est fixe, permanent, immuable dans l'univers.

Au lieu de repousser la prière, en raison des abus dont elle a été l'objet, ne vaut-il pas mieux l'utiliser avec sagesse et mesure ? A la fin de chaque jour, avant de nous livrer au repos, descendons en nous-mêmes, examinons avec soin nos actions. Sachons condamner les mauvaises, afin d'en éviter le retour, et applaudissons à ce que nous avons fait d'utile et de bon. Demandons à la suprême Sagesse de nous aider à réaliser en nous et autour de nous la beauté morale et parfaite. Loin de la terre, élevons nos pensées. Que notre âme s'élance, joyeuse et aimante, vers l'Éternel ! Elle redescendra de ces hauteurs avec des trésors de patience et de courage, qui lui rendront facile l'accomplissement de ses devoirs, de sa tâche de perfectionnement.

Si, dans notre impuissance à exprimer nos sentiments, il nous faut absolument un texte, une formule, disons :

Unissons nos voix aux voix de l'infini. Tout prie, tout célèbre la joie de vivre, depuis l'atome qui s'agite dans la lumière, jusqu'à l'astre immense qui nage dans l'éther. L'adoration des êtres forme un prodigieux concert qui remplit l'espace et monte à Dieu. C'est le salut des enfants à leur Père, l'hommage rendu par les créatures au Créateur. Interrogez la nature dans la splendeur des jours ensoleillés, dans le calme des nuits étoilées. Écoutez la grande voix des océans, les murmures qui s'élèvent au sein des déserts et de la profondeur des bois, les accents mystérieux qui bruissent dans le feuillage, retentissent dans les gorges solitaires, s'exhalent des plaines, des vallons, franchissent les hauteurs, s'étendent dans tout l'univers. Partout, en vous recueillant, vous entendrez l'admirable cantique que la Terre adresse à la grande Ame. Plus solennelle encore est la prière des mondes, le chant grave et profond qui fait vibrer l'immensité, et dont les Esprits seuls comprennent le sens sublime."


Puisse ces écrits nous inciter à méditer sur cet acte important qu'est la prière...

Fraternellement,

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MessageSujet: Re: La prière (extraits tirés de Après la mort de Léon Denis)...   Mar 17 Sep - 16:56

Bonjour à tous,

je fais remonter ce magnifique extrait pris dans le livre de Léon Denis "après la mort"
Je pense qu'il ne pourra qu'être bénéfique à tous ceux qui le liront.

La prière dite avec le cœur est toujours entendue et j'en ai eu encore la preuve dernièrement dans l'accompagnement d'un ami en fin de vie.

Cet ami s'est désincarné paisiblement au soir de ma visite à son chevet.
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Choub
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MessageSujet: Re: La prière (extraits tirés de Après la mort de Léon Denis)...   Sam 21 Sep - 14:18

Merci beaucoup pour ce rappel sur la priere d'un de mes livres spirites prefere : "Apres la mort" de Leon Denis.
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MessageSujet: Re: La prière (extraits tirés de Après la mort de Léon Denis)...   

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La prière (extraits tirés de Après la mort de Léon Denis)...
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