~ ENTENTE-SPIRITE-FR ~

~ FORUM DE DISCUSSION SUR LA CONNAISSANCE & LA COMPREHENSION DU SPIRITISME ~
 
AccueilPortailRechercherS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher

Partagez | 
 

 .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
MAG (admin)
Administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2892
Age : 40
Localisation : JURA (39), Aromas
Date d'inscription : 07/09/2008

MessageSujet: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Jeu 5 Jan - 20:33

Suite aux questions posées par Sonia sur "l'amour de son prochain" (lien du topic : ICI), j'ai cherché dans plusieurs ouvrages spirites ce que l'on pourrait dire là dessus et variant quelque peu du sujet de Sonia et rejoignant aussi une discussion que j'ai eu avec une amie spirite sur le spiritisme, ces adversaires et son certain déclin par rapport au moment de sa découverte, j'ai trouvé une explication donnée par allan Kardec sur les "vrais spirites" et sur les adversaires en générale, selon Allan Kardec (paroles tirées de l'ouvrage "Voyage spirite en 1862". Lien du livre : ICI)

J'ai d'abord des adversaires naturels dans les ennemis du Spiritisme. Ne croyez pas que je m'en chagrine : loin de là ; plus leur animosité est grande, plus elle prouve l'importance que prend la doctrine à leurs yeux ; si c'était une chose sans conséquence, une de ces utopies qui ne sont pas nées viables, ils n'y feraient pas attention, ni à moi non plus. Ne voyez-vous pas des écrits, bien autrement hostiles que les miens aux idées reçues, où les expressions ne sont pas plus ménagées que la hardiesse des pensées, et dont cependant ils ne disent pas un mot ? Il en serait de même des doctrines que j'ai cherché à répandre si elles fussent restées dans les feuillets d'un livre. Mais ce qui peut sembler plus étonnant, c'est que j'aie des adversaires, même parmi les partisans du Spiritisme ; or, c'est ici qu'une explication est nécessaire.

Parmi ceux qui adoptent les idées spirites, il y a, comme vous le savez, trois catégories bien distinctes :

1. Ceux qui croient purement et simplement aux phénomènes des manifestations, mais n'en déduisent aucune conséquence morale ;

2. Ceux qui voient le côté moral, mais l'appliquent aux autres et non à eux ;

3. Ceux qui acceptent pour eux-mêmes toutes les conséquences de la doctrine, qui en pratiquent ou s'efforcent d'en pratiquer la morale. Ceux-là, vous le savez aussi, sont les VRAIS SPIRITES, les SPIRITES CHRÉTIENS. Cette distinction est importante, parce qu'elle explique bien des anomalies apparentes ; sans cela, il serait difficile de se rendre compte de la conduite de certaines personnes. Or, que dit cette morale ? Aimez-vous les uns les autres ; pardonnez à vos ennemis ; rendez le bien pour le mal ; n'ayez ni haine, ni rancune, ni animosité, ni envie, ni jalousie ; soyez sévères pour vous-mêmes et indulgents pour les autres. Tels doivent être les sentiments d'un Vrai Spirite, de celui qui voit le fond avant la forme, qui met l'Esprit au-dessus de la matière ; il peut avoir des ennemis, mais il n'est l'ennemi de personne, parce qu'il n'en veut à personne ; à plus forte raison ne cherche-t-il à faire de mal à personne. Ceci, comme vous le voyez, messieurs, est un principe général dont tout le monde peut faire son profit. Si donc j'ai des ennemis, ce ne peut être parmi les Spirites de cette catégorie, car en admettant qu'ils eussent des sujets légitimes de plainte contre moi, ce que je m'efforce d'éviter, ce ne serait pas un motif de m'en vouloir, à moins forte raison si je ne leur ai point fait de mal. Le Spiritisme a pour devise : Hors la charité point de salut ; il est tout aussi vrai de dire : Hors la charité point de vrais spirites. Je vous engage à inscrire désormais cette double maxime sur votre drapeau, parce qu'elle résume à la fois le but du Spiritisme et le devoir qu'il impose.

Étant donc admis qu'on ne peut être bon Spirite avec un sentiment de haine dans le coeur, je me flatte de n'avoir que des amis parmi ces derniers, parce que si j'ai des torts ils sauront les excuser.
Voyons donc les causes qui ont pu exciter certaines animosités.

Dès que parurent les premières manifestations des Esprits, beaucoup de personnes y virent un moyen de spéculation, une nouvelle mine à exploiter. Si cette idée eût suivi son cours, vous auriez vu pulluler partout des médiums, ou soi-disant tels, donnant des consultations à tant la séance ; les journaux eussent été couverts de leurs annonces et de leurs réclames ; les médiums se fussent transformés en diseurs de bonne aventure, et le Spiritisme eût été mis sur la même ligne que la divination, la cartomancie, la nécromancie, etc.. Dans ce conflit, comment le public aurait-il pu discerner la vérité du mensonge ? Le relever de là n'eût pas été chose facile. Il fallait empêcher qu'il ne prît cette voie funeste ; il fallait couper dans sa racine un mal qui l'eût retardé de plus d'un siècle. C'est ce que je me suis efforcé de faire en montrant, dès le principe, le côté grave et sublime de cette science nouvelle ; en la faisant sortir de la voie purement expérimentale pour la faire entrer dans celle de la philosophie et de la morale ; en montrant enfin ce qu'il y a de profanation à exploiter les âmes des morts, alors qu'on entoure leurs cendres de respect. Par là, et en signalant les inévitables abus qui résulteraient d'un pareil état de choses, j'ai contribué, et je m'en glorifie, à discréditer l'exploitation du Spiritisme, et par cela même amené le public à le considérer comme une chose sérieuse et sainte.

Je crois avoir rendu quelques services à la cause ; mais n'eussé-je fait que cela que je m'en féliciterais. Grâce à Dieu, mes efforts ont été couronnés de succès, non seulement en France, mais à l'étranger ; et je puis dire que les médiums de profession sont aujourd'hui de rares exceptions en Europe ; partout où mes ouvrages ont pénétré et servent de guide, le Spiritisme est envisagé sous son véritable point de vue, c'est-à-dire sous le point de vue exclusivement moral ; partout les médiums, dévoués et désintéressés, comprenant la sainteté de leur mission, sont entourés de la considération qui leur est due, quelle que soit leur position sociale, et cette considération s'accroît en raison même de l'infériorité de la position rehaussée par le désintéressement.
(à suivre...)


_________________
...Mag, Administratrice...


Dernière édition par MAG (admin) le Lun 6 Aoû - 15:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://magali.josserand.7@facebook.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mar 24 Juil - 13:22


Je fais remonter ce sujet qu'il est je trouve intéressant de lire et de relire car il est évident que de réfléchir à ce qui est dit là, peut nous amener à bien mesurer la façon dont nous nous comportons, nous qui nous disons spirites tout en agissant bien souvent dans le sens opposé. Beaucoup d'entre nous se trouvent dans la deuxième catégorie. Il est difficile d'appartenir à la troisième catégorie mais il est bon d'en prendre conscience et d'y travailler pour nous diriger progressivement vers elle afin de devenir de véritables spirites.

Prôner la paix, l'amour, le pardon, l'altruisme etc..., nous le faisons tous pour ainsi dire, mais nous comportons nous de la façon la plus similaire à cette philosophie de vie et d'idée que nous glorifions?
Question de conscience qu'il est bon( et moi la première) de nous poser et de méditer. flower
Revenir en haut Aller en bas
MAG (admin)
Administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2892
Age : 40
Localisation : JURA (39), Aromas
Date d'inscription : 07/09/2008

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mer 25 Juil - 17:18

Encore et toujours, comme ses paroles sonnent justes, et trouvent le moindre des aléas qui existent en nous ici et là et dans les rapports humains. Que l'on parle spiritisme ou pas d'ailleurs. Spirite ou pas, ne ne sommes que humains ; fait de travers, d'imperfections, dont un de nos travaille est de les reconnaître et de les accepter comme réalité en nous-mêmes, d'accepter que nous ne soyons pas parfait et reconnaissant nos imperfections, c'est le premier pas pour les guérir.

Si tout ici me parait parait important et parfaitement dit, perso je retiens : "J'ai d'abord des adversaires naturels dans les ennemis du Spiritisme. Ne croyez pas que je m'en chagrine : loin de là ; plus leur animosité est grande, plus elle prouve l'importance que prend la doctrine à leurs yeux"
Cela me rappel les débuts de ce forum, où certains forums qui se prétendants spirites, m'ont assommé de messages privés agressifs, voire insultants, mais avec "des fleures autour" bien sur... Et dans leur bêtise qu'ils m'affichaient à ces instants là, me menaçaient même de porter plainte pour "plagia"... Aujourd'hui j'en sourie. Et aujourd'hui, s'ils devaient lire ce message, qu'il sachent que je ne leur en veux de rien. Mais reconnaissant que sur le coup, cela m'a été dur et lourd, surtout venant de "spirites" dont j'avais un réel respect. Je leur dirais aujourd'hui ; que si cela m'a chagriné, mon chagrinasse n'a que peu duré, car ma foi et mes convictions d'agir étaient fortes, cela à tout surpassé.

Ces phrases d'Allan Kardec me touchent profondément, causent à mon âme et me réconfortent.
Pour ce rappel de ce sujet, je te dis merci Chénoa, car sans le savoir et au hasard de ton topic ici remonté, tu m'as fait relire ici les choses qu'il me fallait retrouver en mon esprit. Sans dire non-plus que je les avaient perdu, mais une piqure de rappel est souvent bénéfique... Piqure, bien transmise et reçue !

Je relève aussi cette phrase : "Aimez-vous les uns les autres ; pardonnez à vos ennemis ; rendez le bien pour le mal ; n'ayez ni haine, ni rancune, ni animosité, ni envie, ni jalousie ; soyez sévères pour vous-mêmes et indulgents pour les autres."
Comme cela est juste pour notre avancement, notre entendement. Et personnellement je retiens particulièrement ; "soyez sévères pour vous-mêmes et indulgents pour les autres". Cela une de mes devises, et je me dispute souvent moi-même de mes imperfections remarquées.

Pour ce qui est des médiums à spéculation pécuniaires, il faudrait que cela soit lu par eux-mêmes... Mais le liront t-ils ? Et si ils le lisent, le prendront t'ils en compte ?
Je tiens tout de même à faire ici le distinguo entre "médiums intéressés à la spéculations pécuniaires" et médiums qui ont un vrai mérite et qui peuvent être dignent, respectables et respectés de leurs travaux qui souvent, cela sans que peu en aient véritablement conscience, que leurs années de travaux, prenant un temps insoupçonné au plus grand nombre, ont un réel et tout à fait juste droit à une rémunération de leur longs travaux (livres, documentations, journaux, association, etc...), car leur vie n'est que travaux pour cette divulation tellement essentielle à l'homme pour sa conscience.

[i]"Je crois avoir rendu quelques services à la cause ; mais n'eussé-je fait que cela que je m'en féliciterais"[/i]
Leçon d'humilité... venant de ce homme là...

......................................................
alons-y pour la suite de certain passage de ce livre (Voyage spirite en 1862. Lien du livre dans le premier topic en haut de la page), qui suivent justement (dans le sens "juste"), ce qui est dit plus haut et dont il va plus loin dans ces explications.

Il y a ensuite ceux dont la susceptibilité est poussée à l'excès ; qui se froissent de la moindre chose, de la place qu'on leur donne dans une réunion et ne les met pas assez en évidence, de l'ordre assigné à la lecture de leurs communications, ou de ce qu'on refuse la lecture de celles dont le sujet ne paraît pas opportun dans une assemblée ; de ce qu'on ne les sollicite pas avec assez d'instances pour donner leur concours ; d'autres trouvent mauvais qu'on n'intervertisse pas l'ordre des travaux pour se plier à leurs convenances ; d'autres voudraient se poser en médiums en titre d'un groupe ou d'une société, y faire la pluie et le beau temps, et que leurs Esprits directeurs fussent pris pour arbitres absolus de toutes les questions, etc.. Ces motifs sont si puérils et si mesquins qu'on n'ose pas les avouer ; mais ils n'en sont pas moins la source d'une sourde animosité qui se trahit tôt ou tard ou par le mauvais vouloir ou par la retraite. N'ayant pas de bonnes raisons à donner, il en est qui ne se font pas scrupule d'alléguer des prétextes ou des imaginaires. N'étant nullement disposé à me plier devant toutes ces prétentions, c'est un tort, que dis-je ! un crime impardonnable aux yeux de certaines personnes que naturellement je me suis mises à dos, ce dont j'ai encore le plus grand tort de me soucier comme du reste. Impardonnable ! Concevez-vous ce mot de la part de gens qui se disent Spirites ? Ce mot devrait être rayé du vocabulaire du Spiritisme.

Ce désagrément, la plupart des chefs de groupe ou de société l'ont éprouvé comme moi, et je les engage à faire comme moi, c'est-à-dire à ne pas tenir à des médiums qui sont plutôt une entrave qu'un secours ; avec eux on est toujours mal à l'aise, dans la crainte de les froisser par l'action souvent la plus indifférente.

Cet inconvénient était plus fréquent autrefois que maintenant ; alors que les médiums étaient plus rares, il fallait bien se contenter de ceux qu'on avait ; mais aujourd'hui qu'ils se multiplient à vue d'oeil, l'inconvénient diminue en raison même du choix et à mesure que l'on se pénètre mieux des vrais principes de la doctrine.

Le degré de la faculté à part, les qualités essentielles d'un bon médium sont la modestie, la simplicité et le dévouement ; il doit donner son concours en vue de se rendre utile et non pour satisfaire sa vanité ; il ne doit jamais prendre fait et cause pour les communications qu'il reçoit, autrement il ferait croire qu'il y met du sien, et qu'il a un intérêt à les défendre ; il doit accepter la critique, la solliciter même, et se soumettre à l'avis de la majorité sans arrière-pensée ; si ce qu'il écrit est faux, mauvais, détestable, on doit pouvoir le lui dire sans crainte de le blesser, parce qu'il n'y est pour rien. Voilà les médiums vraiment utiles dans une réunion et avec lesquels on n'aura jamais de désagrément, parce qu'ils comprennent la doctrine ; les autres ne la comprennent pas ou ne veulent pas la comprendre. Ce sont ceux aussi qui finissent par obtenir les meilleures communications, parce qu'ils ne se laissent point dominer par des Esprits orgueilleux ; les Esprits trompeurs les redoutent, parce qu'ils savent ne pouvoir les abuser.

Et puis vient la catégorie des gens qui ne sont jamais contents ; les uns trouvent que je vais trop vite, d'autres trop lentement ; c'est vraiment la fable du Meunier, son fils et l'âne. Les premiers me reprochent d'avoir formulé des principes prématurés, de me poser en chef d'école philosophique. Est-ce que, toute idée spirite à part, je n'ai pas le droit de créer, comme tant d'autres, une philosophie à ma guise, fût-elle absurde ? Si mes principes sont faux, que n'en mettent-ils d'autres à la place et ne les font-ils prévaloir ? Il paraît qu'en général on ne les trouve pas trop déraisonnables, puisqu'ils rencontrent un si grand nombre d'adhérents ; mais ne serait-ce pas cela même qui excite la mauvaise humeur de certaines gens ? Si ces principes ne trouvaient point de partisans, fussent-ils ridicules au premier chef, on n'en parlerait pas.

Les seconds, qui prétendent que je ne vais pas assez vite, voudraient me pousser, par bonne intention, je veux bien le croire, car il vaut mieux croire le bien que le mal, dans une voie où je ne veux pas m'engager. Sans donc me laisser influencer par les idées des uns et des autres, je poursuis ma route ; j'ai un but, je le vois, je sais quand et comment je l'atteindrai, et ne m'inquiète pas des clameurs des passants.

Vous le voyez, Messieurs, les pierres ne manquent pas sur mon chemin ; j'en passe et des plus grosses. Si l'on connaissait la véritable cause de certaines antipathies et de certains éloignements, on serait fort surpris de bien des choses ; il faudrait y ajouter les gens qui se sont mis à mon égard dans des positions fausses, ridicules ou compromettantes, et qui cherchent à se justifier, en dessous main, par de petites calomnies ; ceux qui avaient espéré m'attirer à eux par la flatterie, croyant m'amener à servir leurs desseins et qui ont reconnu l'inutilité de leurs manoeuvres pour me faire entrer dans leurs vues ; ceux que je n'ai ni flatté ni encensés et qui auraient voulu l'être ; ceux enfin qui ne me pardonnent pas de les avoir devinés, et qui sont comme le serpent sur lequel on met le pied. Si tous ces gens-là voulaient se mettre seulement un instant au point de vue extra-terrestre, et voir les choses d'un peu haut, ils comprendraient combien ce qui les préoccupe tant est puéril, et ne s'étonneraient pas du peu d'importance qu'y attache tout vrai Spirite. C'est que le Spiritisme ouvre des horizons si vastes, que la vie corporelle, si courte et si éphémère, s'efface avec toutes ses vanités et ses petites intrigues devant l'infini de la vie spirituelle.
(à suivre...)

_________________
...Mag, Administratrice...
Revenir en haut Aller en bas
http://magali.josserand.7@facebook.com
Parque
Nouveau posteur


Masculin
Nombre de messages : 11
Age : 26
Localisation : France
Date d'inscription : 27/06/2012

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mer 25 Juil - 20:31

Oui cet extrait d'Allan Kardec est très instructif. Je pense que le spiritisme a aussi pu être corrompu de l'intérieur - volontairement ou non - par des spirites plus ou moins mal avisés. Le second texte que tu as cité Mag est, je trouve, très éclairant à ce sujet. Il me rappelle un texte d'Alan Kardec, tiré du Livre des Mediums que je trouve très intéressant sur ces détracteurs qui pourtant se disent spirites et sur les dérives du spiritisme notamment chez les médiums. Ce qui peut expliquer peut-être en partie pourquoi le spiritisme a pu régresser ce siècle dernier.

L'orgueil se traduit chez les médiums par des signes non équivoques sur lesquels il est d'autant plus nécessaire d'appeler l'attention, que c'est un des travers qui doivent le plus inspirer de défiance sur la véracité de leurs communications. C'est d'abord une confiance aveugle dans la supériorité de ces mêmes communications, et dans l'infaillibilité de l'Esprit qui les leur donne ; de là un certain dédain pour tout ce qui ne vient pas d'eux, car ils se croient le privilège de la vérité. Le prestige des grands noms dont se parent les Esprits qui sont censés les protéger les éblouit, et comme leur amour-propre souffrirait d'avouer qu'ils sont dupes, ils repoussent toute espèce de conseils ; ils les évitent même en s'éloignant de leurs amis et de quiconque pourrait ouvrir leurs yeux ; s'ils ont la condescendance de les écouter, ils ne tiennent aucun compte de leurs avis, car douter de la supériorité de leur Esprit, c'est presque une profanation. Ils s'offusquent de la moindre contradiction, d'une simple observation critique, et vont quelquefois jusqu'à prendre en haine les personnes mêmes qui leur ont rendu service. A la faveur de cet isolement provoqué par les Esprits qui ne veulent pas avoir de contradicteurs, ceux-ci ont beau jeu pour les entretenir dans leurs illusions, aussi leur font-ils aisément prendre les plus grosses absurdités pour des choses sublimes. Ainsi, confiance absolue dans la supériorité de ce qu'ils obtiennent, mépris de ce qui ne vient pas d'eux, importance irréfléchie attachée aux grands noms, rejet des conseils, prise en mauvaise part de toute critique, éloignement de ceux qui peuvent donner des avis désintéressés, croyance à leur habileté malgré leur défaut d'expérience : tels sont les caractères des médiums orgueilleux.
Il faut convenir aussi que l'orgueil est souvent excité chez le médium par son entourage. S'il a des facultés un peu transcendantes, il est recherché et prôné ; il se croit indispensable et bientôt affecte des airs de suffisance et de dédain quand il prête son concours. Nous avons eu plus d'une fois lieu de regretter les éloges que nous avions donnés à certains médiums, dans le but de les encourager.


Combien de groupe par leur inexpérience, et leur isolement sont tombés ainsi sous la coupe du fanatisme? Que l'on soit médium ou non, nous sommes tous soumis à l'orgueil et de ce texte, j'ai tiré des vérités qui me sont utiles personnellement pour m'améliorer.

Tu évoquais le fait de rétribuer les médiums Mag, mais Allan Kardec, Léon Denis, Gabriel Delanne et d'autres plus actuels insistent en général sur l'importance de la non-rétribution du travail du médium. On trouve dans le livre des médiums de Kardec:

"De tout ce qui précède, nous concluons que le désintéressement le plus absolu est la meilleure garantie contre le charlatanisme ; s'il n'assure pas toujours la bonté des communications intelligentes, il enlève aux mauvais Esprits un puissant moyen d'action, et ferme la bouche à certains détracteurs."

Je comprends tout à fait ce que tu dis, que les médiums travaillent et passent beaucoup de temps et cela pourrait mériter une rétribution. Mais à mes yeux cela n'est pas possible à l'heure actuelle où le spiritisme est décrié et encore peu développé. Si nous voulons paraître sérieux et totalement désintéressés, je pense que nous ne devons pas faire rétribuer nos facultés. Plus tard, quand le spiritisme sera admis sur la Terre, peut-être comprendrons-nous le travail des médiums et pourra-t-on les rétribuer... Mais j'imagine que les médiums refuseraient toujours l'argent pour les donner à ceux dans le besoin comme des hommes élevés le ferait, à l'instar de Chico Xavier. Si lui au Brésil - vivant dans la misère - le faisait pourquoi nous ne le pourrions-nous pas? Ne crois-tu pas Mag, qu'un médium vraiment digne, respectable, et moralement élevé donnerait gratuitement ce qu'il a reçu gratuitement? Et qu'il serait certainement attristé de faire payer des personnes désespérées car désireuses d'entrer en contact avec leur proche disparu? N'est-ce pas cela la sublime charité, n'est-ce pas cela être un véritable spirite?

C'est une chose sur laquelle il est facile de nous attaquer si l'on commence à se faire payer pour une séance médiumnique. La fin du texte de ce sujet le dit clairement, le spiritisme ne vaudrait pas mieux que la divination, la cartomancie, etc... Et puis en tout état de cause, n'y a-t-il pas d'autres moyens pour gagner sa vie? Le médium ne peut-il pas réduire son temps de travail médiumnique pour subvenir a ses besoins? Les risques de dérives sont trop grands je trouve pour qu'on commence sur cette pente glissante. D'autres passages du livre des médiums sont explicites à ce sujet :

"310. On dira peut-être qu'un médium qui donne son temps au public dans l'intérêt de la chose ne peut le donner pour rien, parce qu'il faut vivre. Mais est-ce dans l'intérêt de la chose ou dans le sien qu'il le donne, et n'est-ce pas plutôt parce qu'il y entrevoit un métier lucratif ? On trouvera toujours des gens dévoués à ce prix-là. N'a-t-il donc que cette industrie à sa disposition ? N'oublions pas que les Esprits, quelle que soit leur supériorité ou leur infériorité, sont les âmes des morts, et quand la morale et la religion font un devoir de respecter leurs restes, l'obligation de respecter leur Esprit est encore plus grande."

Pour répondre à ta question Chenoa, je me la pose régulièrement mais ma réponse ne change pas beaucoup : je suis encore bien loin d'être le spirite que j'aimerais être. Mes paroles, fruits de mes lectures ne sont pas suffisamment en accord avec mes pensées et mes actes... Mais j'aime à croire que travailler à entrer dans la troisième catégorie nous permet déjà d'être appelé spirite. Après, j'imagine cela comme ça : il faut gravir les échelons dans le spiritisme et ainsi passer de spirite novice à spirite débutant, de spirite débutant à spirite apprenti, etc...jusqu'à devenir un spirite tout court que ce soit dans cette vie ou dans les autres à venir...

Merci en tout cas d'avoir remonté ces textes, ils sont - tout comme vos opinions - très instructifs.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Ven 27 Juil - 15:23

Bonjour à tous,

Pour répondre sur les rétributions de certaines personnes spirites, médiums qui œuvrent continuellement en se dévouant pour la cause du spiritisme qui est vrai et je n'en doute pas un travail de chaque instant. Je dirai tout dépend dans quel contexte ces rétributions pourraient se faire. Je comprends que la personne qui pendent des mois se met à la tache pour écrire livres, documentations, journaux mérite salaire pour ses travaux d'écriture. Je pense que c'est plutôt le travail d'écrivain plus que de médiums ou spirites qui est là à rétribuer. Pour ce qui est des associations je dirai personnellement que le caractère bénévole est important d'autant plus que souvent une adhésion est demandée pour être membre à part entière ou seulement sympathisant dans un cercle spirite. J'attache une très grande importance au Bénévolat. (mais c'est mon point de vue) Et puis quel bonheur de pouvoir consoler par le spiritisme ceux qui sont dans le chagrin souvent du à un deuil.

Pour moi, et je reste dans mes opinions premières en disant que les capacités médiumniques sont offertes gratuitement à la personne et se faire rétribuer pour les contacts avec les esprits qui eux viennent dans un but de guidance, d'aide et d'instruction le font sans rien attendre en retour de profitable pour eux si ce n'est que le bonheur d'aider les humains dans leur études, dans leurs consolations etc....c'est une noble mission qu'ils effectuent.
Comme il est dit dans tous les livres spirites, Allan Kardec, Léon Denis, Gabriel Delanne etc... C'est faire acte de charité que d'apporter la consolation et l'instruction des esprits, on peut travailler à autre chose pour gagner sa vie. Et puis sans le concours des esprits, que devient le médium? Comment pourra t' il continuer? en trichant comme beaucoup le font? Car il faut bien donner quelque chose lorsqu'on est payé et je ne connais pas beaucoup de médiums ''professionnels'' qui remboursent le consultant lorsqu'aucun esprit vient se communiquer à travers eux. Ils préfère fabuler plutôt que de dire honnêtement qu'ils n'ont aucun contact ce jour là.
Une fois je discutais de cela avec la patronne d' une librairie spiritualiste et elle me répondait '' mais c'est une profession difficile qui prend beaucoup sur la personne''. Et bien non pour moi être médium n'est pas un métier, c'est un état de fait, on l'est ou on ne l'est pas mais cela n'est en rien comparable à une profession.

Alors on me dira, ''certains spirites consacrent entièrement leur temps à cela'' mais je répondrai ceci ''Que la personne qui peut se consacrer entièrement à la cause spirite le fait en n'ayant pas besoin de travailler à côté pour vivre parce qu'il a dans sa vie possibilité de le faire. '' Personnellement si je pouvais me consacrer entièrement à la cause spirite, je le ferai mais j'ai comme tout le monde besoin d'argent pour vivre et donc je me consacre au spiritisme lorsque j'ai du temps de libre et je travaille à côté.
Il m'arrive souvent d'apporter de l'aide autour de moi en divulguant cette philosophie spirite qui est la mienne à ceux qui veulent bien l'entendre. Certes c'est à un tout petit niveau mais je réponds toujours présente lorsqu'on me demande et ce toujours sans rien demander en retour. J'apporte lorsque j'en ai l'occasion des soins par magnétisme, et je le fais sans rien demander, aucune rétribution bien qu'on m'ait dit ''tu devrai demander quelque chose car sinon les gens profiteront de toi'' et bien ma réponse est non, ma rétribution est de voir le soulagement que cela procure à autrui, et de voir une personne qui est heureuse, cela me paye considérablement. Et la plus grosse récompense que je puisse avoir, c'est que je puisse être l'instrument qui dispense du magnétisme aux personnes que je soulage, qu'il me soit permis de le faire.

Chacun est libre de faire ce qu'il a envie de faire néanmoins et loin de moi de juger qui que ce soit car chacun agit en son âme et conscience et si une personne décide de se faire payer pour des travaux spirites, et bien c'est son droit et même si je ne partage pas cette idée, je ne suis pas en droit de porter un quelconque jugement par contre j'ai le droit d'en être désolée.

Parque a écrit:
Mais j'aime à croire que travailler à entrer dans la troisième catégorie nous permet déjà d'être appelé spirite.
L'appellation n'est selon moi pas importante. Que l'on soit nommé de telle ou telle façon peut importe, l'essentiel est d'être en harmonie avec cette philosophie à laquelle on adhère de par nos pensées et nos actes de chaque jour
Revenir en haut Aller en bas
MAG (admin)
Administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2892
Age : 40
Localisation : JURA (39), Aromas
Date d'inscription : 07/09/2008

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Jeu 2 Aoû - 20:36

Nous sommes tous d'accord pour souligner le fait que la médiumnité ne doit pas avoir pour but un travail qui se voudrait être rémunérateur. Cela étant dit et compris par tous, point besoin de revenir encore dessus.

Chénoa, merci d'avoir compris en mes mots le distinguo entre médiumnité professionnelle et ouvrages, écrits, associassions, documentations qui réclament un temps bien insoupçonnée.

Pour en revenir à ce que disait allan Kardec, je bûche depuis une semaine pour retrouver un de ses écrits, je crois dans un échange d'une conversation avec un détracteur du spiritisme, qui lui aussi l'accusait de toucher des bénéfices de ses livres et cherchant par cela, à réduire ses travaux pour un but qui se voudrait lucratif. Car des bénéfices, chers amis, ils en touchait de ses ouvrages, comme tous auteurs.
Malheureusement, sur tous les livres que j'ai de lui, je cherche une phrase, une parole au milieu de millier d'autres et je peine à retrouver cet échange, mais sans désespérer la retrouver et vous la faire passer telle quelle.

En gros, et sans doute bien mal expliqué de moi, par rapport à lui, voilà ce qu'il disait à ce détracteur, qui se servait de l'attaque, que trop facile, sur la rémunération de ses ouvrages pour discréditer Le spiritisme.
Allan Kardec expliquait, avant tout, que son temps était complètement remplis pour le travail à la cause dont il savait et comprenait l'utilité et dont il avait décidé d'en être un acteur constant, mieux, un révélateur, et reconnaissant bien, que ne pouvant en contre partie partager d'autres travaux, d'autres travails, autant rémunérateurs soit-ils, cela aurait été détriment du travail qu'il aurait eu le juste temps de faire pour la cause et la divulgation du Spiritisme. Le détracteur, voulant insister sur le fait qu'il touchait des rémunérations de ses écrits, et qu'il y avait sans doute alors en lui un but profitant à sa rentabilité personnelle et cherchant par cela même insidieusement à discréditer son travail, et donc surtout le Spiritisme, le faisant ainsi passer pour un intéressé. Les arguments de réponses d'A.K étaient fort de sens. Après avoir donc expliqué que son temps ne lui permettait plus d'autres travaux, il lui dit qu'il n'avait ni à rougir, ni avoir honte de gagner le fruit du pain de son bien dur labeur et que personne dans le même cas de figure que lui n'aurait à en rougir. Il faisait aussi la distinction entre les médiums intéressés pécuniairement, les médiums professionnels qui gagnent leur pain sur des communications spirites et ceux qui travaillent des années durant à l'écrit d'un ou de plusieurs livres par exemple, et ici à l'élaboration d'une nouvelle doctrine, d'une philosophie et d'une morale et donc parallèlement les mille travaux et recherches qui y sont associées et ne permettent plus de temps à autre chose que ce travail là.

Reconnaissant alors toucher quelques fruits de son bien dur labeur, il souligna avec force, que non seulement il ne volait le pain dans la poche de personne, mais que de plus, il utilisait cet argent en grande partie pour des causes nobles, utiles, humaines et spirituelles. Mais, bien évidemment, il gardait une part de cet argent pour subvenir au bien être des siens. Devrait-il en rougir ? certes non ! Voilà se qu'il ressortait de cet échange. Et si je le dis bien mal par rapport à lui, voilà tout de même ce qui en ressortait. Comprendra qui voudra bien comprendre.

Je cherche encore cet échange dans un des livres de Kardec, si un de vous le trouve, qu'il pose ici les argumentions données par A.K sur les attaques incessantes de ceux qui utilisent comme cheval de bataille, cette trop simpliste démonstration d'intéressement pécuniaire des spirites.
Je parle là, vous l'avez compris, des spirites, ceux de bonne volonté et véritablement désintéressés et qui n'ont pas à rougir d'un temps passé à un travail quotidien et que trop ignoré !

_________________
...Mag, Administratrice...
Revenir en haut Aller en bas
http://magali.josserand.7@facebook.com
MAG (admin)
Administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2892
Age : 40
Localisation : JURA (39), Aromas
Date d'inscription : 07/09/2008

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Ven 3 Aoû - 12:12

Je suis heureuse de vous présenter le texte que je cherche depuis 1 semaine. Ma demande à été entendue, une amie spirite m'a envoyé le passage tant cherché hier soir. Merci à toi Like a Star @ heaven ...

.....................................*...*...*.....................................


C'est donc dans "Oeuvre posthumes", 5ième partie : (part : X) Allan Kardec et la nouvelle constitution (page 355)

(...)
«On a beaucoup parlé des produits que je retirais de mes ouvrages ; personne de sérieux assurément ne croit à mes millions, malgré l'affirmation de ceux qui disaient tenir de bonne source que j'avais un train princier, des équipages à quatre chevaux et que chez moi on ne marchait que sur des tapis d'Aubusson. (Revue de juin 1862, page 179.) Quoi qu'en ait dit, en outre, l'auteur d'une brochure que vous connaissez et qui prouve par des calculs hyperboliques, que mon budget de recettes dépasse la liste civile du plus puissant souverain de l'Europe, parce que, en France seulement, vingt millions de spirites sont mes tributaires (Revue de juin 1863, page 175), il est un fait plus authentique que ses calculs, c'est que je n'ai jamais rien demandé à personne, que personne ne m'a jamais rien donné pour moi personnellement ; en un mot, que je ne vis aux dépens de personne, puisque, sur les sommes qui m'ont été volontairement confiées dans l'intérêt du Spiritisme, aucune parcelle n'en a été distraite à mon profit.

«Mes immenses richesses proviendraient donc de mes ouvrages spirites. Bien que ces ouvrages aient eu un succès inespéré, il suffit d'être tant soit peu initié aux affaires de librairie pour savoir que ce n'est pas avec des livres philosophiques qu'on amasse des millions en cinq ou six ans, quand on n'a sur la vente qu'un droit d'auteur de quelques centimes par exemplaire. Mais qu'il soit fort ou faible, ce produit étant le fruit de mon travail, personne n'a le droit de s'immiscer dans l'emploi que j'en fais.
«Commercialement parlant, je suis dans la position de tout homme qui recueille le fruit de son travail ; je cours la chance de tout écrivain, qui peut réussir, comme il peut échouer.
«Bien que, sous ce rapport, je n'aie aucun compte à rendre, je crois utile, pour la cause même à laquelle je me suis voué, de donner quelques explications.
«Quiconque a vu notre intérieur jadis et le voit aujourd'hui peut attester que rien n'est changé à notre manière de vivre depuis que je m'occupe du Spiritisme ; elle est tout aussi simple maintenant qu'elle l'était autrefois. Il est donc certain que mes bénéfices, quels qu'ils soient, ne servent pas à nous donner les jouissances du luxe. A quoi donc cela passe-t-il ?

«Le Spiritisme, en me tirant de l'obscurité, est venu me lancer dans une nouvelle voie ; en peu de temps, je me suis trouvé entraîné dans un mouvement que j'étais loin de prévoir. Lorsque je conçus l'idée du Livre des Esprits, mon intention était de ne point me mettre en évidence et de rester inconnu ; mais, promptement débordé, cela ne m'a pas été possible ; j'ai dû renoncer à mes goûts de retraite, sous peine d'abdiquer l'oeuvre entreprise et qui grandissait chaque jour ; il m'a fallu en suivre l'impulsion et en prendre les rênes. A mesure qu'elle se développait, un horizon plus vaste se déroulait devant moi et en reculait les bornes ; je compris alors l'immensité de ma tâche et l'importance du travail qui me restait à faire pour la compléter ; les difficultés et les obstacles, loin de m'effrayer, redoublèrent mon énergie ; je vis le but et je résolus de l'atteindre avec l'assistance des bons Esprits. Je sentais que je n'avais pas de temps à perdre et je ne le perdis ni en visites inutiles, ni en cérémonies oiseuses ; ce fut l'oeuvre de ma vie ; j'y donnai tout mon temps, j'y sacrifiai mon repos, ma santé, parce que l'avenir était écrit devant moi en caractères irrécusables.

«Sans nous écarter de notre genre de vie, cette position exceptionnelle ne nous en a pas moins créé des nécessités auxquelles mes seules ressources personnelles, très bornées, ne me permettaient pas de pourvoir. Il serait difficile de se figurer la multiplicité des dépenses qu'elle entraîne et que j'aurais évitées sans cela.
«Eh bien, Messieurs, ce qui m'a procuré ce supplément de ressources, c'est le produit de mes ouvrages. Je le dis avec bonheur, c'est avec mon propre travail, avec le fruit de mes veilles que j'ai pourvu, en majeure partie du moins, aux nécessités matérielles de l'installation de la doctrine. J'ai ainsi apporté une large quote-part à la caisse du Spiritisme ; ceux qui aident à la propagation des ouvrages ne pourront donc pas dire qu'ils travaillent à m'enrichir, puisque le produit de tout livre acheté, de tout abonnement à la Revue, profite à la doctrine et non à l'individu.

_________________
...Mag, Administratrice...
Revenir en haut Aller en bas
http://magali.josserand.7@facebook.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Ven 3 Aoû - 13:46

Tout est dit et tout est clair.
Revenir en haut Aller en bas
Parque
Nouveau posteur


Masculin
Nombre de messages : 11
Age : 26
Localisation : France
Date d'inscription : 27/06/2012

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mar 7 Aoû - 0:51

Oui, il y a "rémunération" dirons-nous et c'est normal puisqu'il y a vente et gain par conséquent. En revanche, tout dépend de ce qu'on en fait ensuite. Je suis ainsi tout à fait d'accord avec ce qui est dit par Allan Kardec qui indique en fait :

Allan Kardec a écrit:
sur les sommes qui m'ont été volontairement confiées dans l'intérêt du Spiritisme, aucune parcelle n'en a été distraite à mon profit.

Donc il ne faisait pas de profit personnel. Puis il indique que toutes les recettes de ses ouvrages ne servent pas à lui donner "les jouissances du luxe" au vue de la condition matérielle dans lequel il vit. Ou va donc cet argent ensuite?

Allan Kardec a écrit:
...c'est avec mon propre travail, avec le fruit de mes veilles que j'ai pourvu, en majeure partie du moins, aux nécessités matérielles de l'installation de la doctrine. J'ai ainsi apporté une large quote-part à la caisse du Spiritisme [...] le produit de tout livre acheté, de tout abonnement à la Revue, profite à la doctrine et non à l'individu.

En bref, tous les revenus de ses ouvrages sont reversés à la cause spirite et à sa divulgation et en aucuns cas pour subvenir à ses besoin matériels. Or Mag, tu indiquais dans le premier post de ce sujet :

Mag a écrit:

Je tiens tout de même à faire ici le distinguo entre "médiums intéressés à la spéculations pécuniaires" et médiums qui ont un vrai mérite et qui peuvent être dignent, respectables et respectés de leurs travaux qui souvent, cela sans que peu en aient véritablement conscience, que leurs années de travaux, prenant un temps insoupçonné au plus grand nombre, ont un réel et tout à fait juste droit à une rémunération de leur longs travaux (livres, documentations, journaux, association, etc...), car leur vie n'est que travaux pour cette divulation tellement essentielle à l'homme pour sa conscience.

Quand je te lis, j'ai l'impression que la rémunération que tu évoques profite finalement à l'individu comme salaire juste pour le travail accompli. Et que l'individu peut tout à fait en disposer comme bon lui semble, pour subvenir à ses besoins matériels par exemple. Or, Allan Kardec qui a consacré sa vie à la divulgation du spiritisme, n'avait pas de rémunération à proprement dite de ses ouvrages spirites, puisqu'il la reversait entièrement à la cause spirite. Que voulais-tu donc dire Mag par rémunération d'un médium? Il la reverse ensuite à la cause spirite ou tu ne le voyais pas ainsi? Car je crois que c'est finalement sur ce point que nos avis divergent.
Revenir en haut Aller en bas
MAG (admin)
Administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2892
Age : 40
Localisation : JURA (39), Aromas
Date d'inscription : 07/09/2008

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mar 7 Aoû - 12:52

Cela est affaire d'opinion personnelle. Tu as le droit de penser qu'aucune rente, aussi minime soit-elle, ne doit pas être allouée en suite à son propre travail effectué pour la cause du spiritisme, comme j'ai le droit de penser qu'une certaine rente est normale, voir indispensable pour simplement subvenir au quotidien, le temps ne permettant plus d'autre activité, cela au détriment du travail fait pour la cause.

Quand Allan Kardec dit que la doctrine ne doit pas profiter à l'individu, cela est une évidence à souligner qu'il se devait d'expliquer ainsi. Exprimer le contraire aurait été bien inopportun de sa part.

Si dans le 2ème paragraphe, tu lis en tant soit peu entre les lignes, tu comprends bien qu'il subvenait au simple et juste besoin des siens cela par la fine rémunération de ses ouvrages ; (...) "Quiconque a vu notre intérieur jadis et le voit aujourd'hui peut attester que rien n'est changé à notre manière de vivre depuis que je m'occupe du Spiritisme ; elle est tout aussi simple maintenant qu'elle l'était autrefois. Il est donc certain que mes bénéfices, quels qu'ils soient, ne servent pas à nous donner les jouissances du luxe". Comment crois tu qu'il aurait pu dans le cas contraire, manger, ce chauffer, habiter sous un toit, étant donné que tout son temps était justement travail pour la cause ? Cela n'a pas de sens et n'est juste pas possible sans cette fine quote-part qu'il utilisait pour les siens.

Quand je parle de médiumnité rémunératrice et faite dans ce but là et quand je parle de tous travaux liés à l'écriture, je pense mettre expliquée dessus plus haut et marquée la distinction en le fait que le premier à un intéressement financier et que pour le 2ème ce n'est pas l'intéressement financier qui l'anime. Je parle là, encore une fois, des vrais spirites, ceux qui ont une conscience morale de leurs travaux. Mais tu as ici aussi Parque, le droit ne pas être d'accord avec mes propos. Affaire d'opinion.


_________________
...Mag, Administratrice...
Revenir en haut Aller en bas
http://magali.josserand.7@facebook.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mar 27 Aoû - 20:50

Bonsoir à tous,

Voilà un sujet que j'ai eu plaisir à relire. Une petite piqure de rappel comme le dit Mag.

 
Revenir en haut Aller en bas
sandryne
posteur actif
avatar

Féminin
Nombre de messages : 65
Age : 39
Localisation : Orléans
Date d'inscription : 27/12/2012

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Mer 28 Aoû - 22:52

Un grand merci pour ces extraits de textes que je ne connaissais pas et qui m'aident énormément. Merci Mag pour les références livresques que tu as données, je vais les lire dès que j'ai un moment ; la rentrée arrive, ce sera un peu plus facile ... Very Happy  4 enfants à la maison, le calme est plutot rare !
Revenir en haut Aller en bas
http://sandrinecoutaud.canalblog.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Jeu 29 Aoû - 13:20

Bonjour Sandryne,

Le plus dur il est vrai, est d'appliquer la morale spirite à soi-même. C'est pourquoi il est important de revenir sur certains chapitres, déjà lus certes, mais qui vous parlent autrement à chaque relecture, qui vous font remettre en questions certains préjugés et comportements, là est le vrai travail intérieur.

2. Ceux qui voient le côté moral, mais l'appliquent aux autres et non à eux ;

Or, que dit cette morale ? Aimez-vous les uns les autres ; pardonnez à vos ennemis ; rendez le bien pour le mal ; n'ayez ni haine, ni rancune, ni animosité, ni envie, ni jalousie ; soyez sévères pour vous-mêmes et indulgents pour les autres. Tels doivent être les sentiments d'un Vrai Spirite, de celui qui voit le fond avant la forme, qui met l'Esprit au-dessus de la matière ; il peut avoir des ennemis, mais il n'est l'ennemi de personne, parce qu'il n'en veut à personne ; à plus forte raison ne cherche-t-il à faire de mal à personne. Ceci, comme vous le voyez, messieurs, est un principe général dont tout le monde peut faire son profit.

N'hésitez pas donc à revenir sur ce qui vous interpelle et dont la réponse n'est pas claire en votre fort intérieure, sachant qu'une réponse vous amène un autre questionnement peut être plus pointilleux.

Revenir en haut Aller en bas
Choub
membre fidèle & actif
avatar

Masculin
Nombre de messages : 239
Age : 29
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 11/02/2012

MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   Sam 7 Sep - 21:11

Merci a Mag pour le passage d'Allan Kardec qui est tres important de connaitre et a faire partager.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: .LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.   

Revenir en haut Aller en bas
 
.LES ADVERSAIRES DU SPIRITISME ou AUTRES ENNEMIS COURANTS, RÉFLEXION D'A. KARDEC.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
~ ENTENTE-SPIRITE-FR ~  :: ENTENTE SPIRITE fr-
Sauter vers: